Séduire le Québec?

Stephen Harper Stephen Harper

Jusqu'à récemment, le Québec demeurait un terreau peu fertile pour des gains conservateurs. En fait, le parti de Stephen Harper semblait avoir pratiquement tiré un trait sur la grande province francophone. Le conservatisme de l'homme et du parti qu'il représente y était sans doute pour quelque chose. Ses positions sur le mariage gai, sur l'avortement, sur l'environnement, sur la guerre en Irak, sur le bouclier antimissile, sur les peines envers les mineurs, sur les armes ou encore sur la langue française sont loin de plaire à tous les Québécois.

Mais les récents sondages ainsi que les trois élections partielles de l'automne 2007 montrent que la situation est en train de changer pour les conservateurs qui ont vu leur cote augmenter au Québec. Amorce d'une tendance durable ou gains passagers? Les observateurs ne s'accordent pas toujours sur le diagnostic, mais une chose est certaine: ces progrès donnent aux troupes de Stephen Harper un espoir nouveau, celui d'effectuer une réelle percée en terre québécoise.

Il faut ajouter que, selon certains sondages effectués eux aussi à l'automne 2007, les gains conservateurs en intentions de vote se font en bonne partie au détriment des libéraux de Stéphane Dion et dans une moindre mesure du Bloc québécois.

Un chef plus populaire que son parti?

Stephen Harper

Un sondage Unimarketing mené du 13 au 17 octobre 2007 montre que, bien que le Bloc domine encore largement au Québec, la percée conservatrice se mesure spécifiquement dans certaines régions comme dans la ville de Québec (47 % des intentions de vote). Plus encourageant encore pour le chef conservateur, cette même enquête indique que la popularité de Stephen Harper est plus grande que son parti au Québec (entre autres): 34 % des sondés le jugent qu'il ferait le meilleur premier ministre, contre un maigre 10 % pour le libéral Stéphane Dion. Cette popularité atteint un sommet dans la grande région de Québec (47 %).