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Journalistes:Nicolas Duguay et Florence Meney
Mise à jour le lundi 20 décembre 2010 à 11 h 45
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- Né en avril 1959, à Toronto, en Ontario.
- Titulaire d'une maîtrise en Économie de l'Université de Calgary, en Alberta, en 1991.
- Il occupe la fonction de recherchiste, à Ottawa, en 1985, pour Jim Hawkes, un député conservateur de Calgary.
- Déçu par le gouvernement Mulroney, il claque la porte du Parti progressiste-conservateur et poursuit ses études universitaires à Calgary.
- Il se joint à un groupe de conservateurs qui élaborera, en 1987, la plateforme politique de ce qui deviendra l'année suivante le Parti réformiste.
- En 1989, il rejoint l'équipe de collaborateurs de la première députée réformiste, Deborah Grey.
- Il est élu pour une première fois en 1993 dans la circonscription de Calgary-West, sous la bannière réformiste.
- S'opposant à l'orientation populiste que donne Preston Manning au parti, il annonce en 1997 qu'il ne se présentera pas aux prochaines élections.
- Il quitte Ottawa en 1997 pour prendre la tête d'un groupe de pression de droite qui prône davantage de libertés économiques.
- En 2002, il remplace Stockwell Day à la tête de l'Alliance canadienne, un nouveau parti créé sur les bases du défunt Parti réformiste.
- Quelques mois plus tard, il est élu lors d'une élection partielle député allianciste de Calgary-Southwest et devient, le 21 mai 2002, chef de l'opposition officielle à Ottawa.
- Il négocie avec le conservateur Peter Mackay la fusion des deux principaux partis de la droite canadienne, une fusion qui se concrétisera en décembre 2003.
- Il sort gagnant de la course à la direction du nouveau Parti conservateur du Canada en mars 2004.
- Il est réélu député et chef de l'opposition aux élections générales de juin 2004.
- Le 23 janvier 2006, il devient premier ministre du Canada.
- Il est marié et père de deux enfants.
Stephen Harper: le nouveau visage du conservatisme canadien
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Photo: AFP/MICHAEL URBAN
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Stephen Harper, s'il faut en croire ceux qui l'ont fréquenté à Ottawa, est un politicien efficace. Efficace, il aura fallu l'être, en effet, pour réussir ce coup de force qu'a été l'unification de la droite canadienne au sein d'un seul et même parti. Efficace aussi pour avoir pu ménager les éléments les plus à droite de son parti sans pour autant s'aliéner les plus centristes de ses députés.
Efficace, surtout, pour avoir pu convaincre les Canadiens de faire de lui leur premier ministre et parce qu'il a pu, au cours des derniers mois, effectuer certains gains au Québec, terrain traditionnellement peu favorable aux conservateurs et y consolider sa position en projetant l'image d'un fédéralisme plus ouvert, moins centralisateur.
À la mi-septembre 2007, dans trois élections partielles au Québec, les conservateurs font bonne figure, contrairement au Bloc québécois et au Parti libéral. Le parti de Stephen Harper prend ainsi un siège au Bloc québécois dans Roberval-Lac-Saint-Jean et réduit l'écart qui le séparait du Bloc dans Saint-Hyacinthe-Bagot, le faisant passer de plus de 15 000 votes en janvier 2006 à 1500.
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Le candidat élu dans Roberval, Denis Lebel, était maire de la municipalité de Roberval depuis 2000
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Stephen Harper a réussi un tour de force, car s'il a pu assez facilement asseoir son autorité sur les provinces de l'Ouest, il est aussi parvenu à recentrer son image, à plaire à une partie de l'électorat québécois et à s'imposer comme une solution de rechange viable après 12 ans de règne libéral. Saura-t-il consolider ses gains? Les mois qui viendront apporteront une réponse.
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