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  |  Florence Meney  |  Radio-Canada

Le premier ministre britannique Tony Blair.
  • Né en 1953, Tony Blair est marié à Cherie Booth, une avocate réputée, spécialisée dans les droits de l'homme, et il est père de quatre enfants.
  • Il a été élu député pour la première fois en 1983, à l'âge de 30 ans, dans la circonscription de Sedgefield, pour le Parti travailliste.
  • Le 27 juin 2007, Tony Blair a remis sa démission à la reine Élisabeth, mettant ainsi un terme à ses 10 ans au pouvoir.

Le premier ministre travailliste le plus populaire de ces dernières années laisse un bilan nuancé. Porté en triomphe lors de sa première élection, en 1997, il a lentement glissé dans la faveur du public à un point tel que peu de Britanniques disent qu'ils vont le regretter.

C'est surtout la question de la guerre en Irak qui a entaché sa crédibilité. Il a d'ailleurs dû se justifier jusqu'à sa dernière période de questions en Chambre, où il a défendu sa décision de s'engager aux côtés des États-Unis tout en se disant « désolé pour les dangers auxquels sont confrontés les soldats ». À sa sortie de la résidence officielle, au 10, Downing Street, des parents de militaires morts en Irak l'attendaient en brandissant les photos de leurs fils.

« Je ne suis pas entré en politique pour changer le Parti travailliste. Je suis entré en politique pour changer le pays. »

« Je ne crois certainement pas au pouvoir à n'importe quel prix, mais sans lui, la politique est un exercice sans objet. »

« L'art d'un vrai chef, c'est de savoir dire non, pas oui. C'est très facile de dire oui. »

Des années Blair, on retiendra également une profonde transformation de la société britannique, la paix en Irlande du Nord et d'importantes réformes dans les services publics.

Tony Blair n'a pas attendu pour s'attaquer à un nouveau défi. Quelques heures à peine après avoir quitté son poste, il a été nommé émissaire du Quartette pour le Proche-Orient. Il aura pour mission d'aider le président Mahmoud Abbas à bâtir les institutions d'un futur État palestinien, de coordonner l'assistance financière internationale et de relancer les perspectives de paix.

Son successeur, le ministre des Finances Gordon Brown, a placé son mandat sous le signe du changement, tentant ainsi de retrouver la confiance des électeurs.