Le gouvernement du Québec a décidé d'encourager la création d'un carburant plus propre que le pétrole. Il s'agit de l'éthanol cellulosique, un carburant fabriqué à partir de résidus forestiers, agricoles et des déchets urbains.
Le gouvernement verse 6,5 millions de dollars dans un projet de recherche sur l'éthanol cellulosique, évalué à 25 millions, qui sera mené par l'Université de Sherbrooke.
Le premier ministre Jean Charest a inauguré, jeudi, une chaire de recherche à l'Université de Sherbrooke. Le gouvernement investit 6,5 millions de dollars dans ce projet évalué à 25 millions de dollars, le reste étant consenti par le secteur privé et l'Université de Sherbrooke.
L'application de la recherche sera assurée par deux usines pilotes en Estrie. Il y en aura une dans le canton de Westbury, qui convertira les déchets urbains et agricoles en éthanol, et une autre intégrée à l'usine Kruger, à Sherbrooke. Cette dernière convertira les résidus forestiers en éthanol.
Le premier ministre Charest a indiqué qu'il n'y avait actuellement qu'une seule usine de production d'éthanol au Québec, celle de Varennes, à l'est de Longueuil. Cette dernière a une capacité de production annuelle de 120 millions de litres, fabriqués à partir de maïs.
L'objectif du Plan vert de Québec est de substituer 5 % de l'offre de produits pétroliers par de l'éthanol d'ici 2012. Pour atteindre cet objectif, il faudra produire 400 millions de litres d'éthanol.
La ministre de l'Environnement optimiste
De son côté, la ministre de l'Environnement du Québec, Line Beauchamp, a souligné le premier anniversaire de l'adoption du Plan vert en déclarant que les émissions de gaz à effet de serre commençaient à diminuer au Québec.
En vertu de son Plan vert, le gouvernement du Québec espère limiter à 80,2 mégatonnes les émissions de GES sur le territoire québécois, une diminution de près de 10 mégatonnes comparativement au niveau de 2003.