Une première tête tombe

Jocelyn Beaudoin Jocelyn Beaudoin

Jocelyn Beaudoin, délégué du Québec à Toronto, a remis sa démission mercredi dans la foulée du rapport Grenier sur les dépenses d'Option Canada.

L'ex-directeur général du Conseil de l'unité canadienne Jocelyn Beaudoin, l'un des cinq acteurs montrés du doigt par le commissaire Grenier dans son rapport, démissionne comme délégué du Québec à Toronto.

Celui qui était directeur général du Conseil de l'unité canadienne en 1995 était montré du doigt par le commissaire Bernard Grenier pour avoir continué d'être mêlé aux activités d'Option Canada après le 7 septembre 1995, bien qu'il ait dit le contraire dans son témoignage. Selon une source gouvernementale, il aurait aussi induit en erreur le premier ministre du Québec, Jean Charest, il y a quelques mois.

Le gouvernement Charest avait d'ailleurs prévu le congédier. « M. Beaudoin a rencontré, [mercredi] matin, le Secrétariat aux emplois supérieurs du Gouvernement du Québec qui l'a informé de l'intention du gouvernement de le remplacer en tant que représentant du Québec à Toronto. A la suite de cette rencontre, M. Beaudoin a lui-même pris la décision de remettre sa démission au ministre Pelletier, qui l'a acceptée. Celle-ci prend effet en date d'aujourd'hui », indique un communiqué du ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier.

M. Charest avait nommé Jocelyn Beaudoin délégué du Québec à Toronto en 2005. Il était suspendu avec salaire depuis 16 mois.

Le rapport Grenier, déposé mardi, a révélé des dépenses illégales de 539 000 $ d'Option Canada et du Conseil pour l'unité canadienne lors de la période référendaire de 1995.