Le temps presse

Assemblée nationale du Québec Assemblée nationale du Québec

À deux jours de la présentation du budget, le temps commence à presser à l'Assemblée nationale, car les trois partis ne s'entendent toujours pas sur les règles parlementaires.

À 48 h de la présentation du budget, les désaccords entre les trois partis sur la composition des commissions parlementaires pourraient paralyser le fonctionnement de l'Assemblée nationale.

Le principal désaccord concerne le nombre de députés à accorder à chaque parti dans une dizaine de commissions parlementaires. Si les partis n'arrivent pas à s'entendre très vite, les travaux de l'Assemblée nationale pourraient être paralysés.

C'est que les commissions parlementaires sont une étape incontournable pour que l'Assemblée puisse fonctionner. Les projets de loi, dont le budget, sont d'abord présentés au Salon bleu de l'Assemblée nationale. Ils sont ensuite envoyés en commissions parlementaires pour être étudiés et amendés, avant d'être retournés devant l'Assemblée pour leur adoption.

Les commissions parlementaires se penchent aussi sur les crédits pour les ministères, soit les budgets alloués aux différents ministères. Donc, si on ne peut adopter les crédits, les ministères ne peuvent pas fonctionner.

Si les commissions parlementaires sont paralysées, cela pourrait obliger les députés à siéger cet été pour adopter les crédits.

Loin d'un accord

Il faut l'unanimité des partis pour lancer une commission et choisir ses membres. Pour l'instant, les règlements de l'Assemblée nationale, rédigés avant qu'on en arrive au résultat serré du 26 mars, prévoient sept sièges au gouvernement (libéral), quatre à l'opposition officielle (ADQ) et un au troisième parti (PQ).

Diane Lemieux Diane Lemieux

Le PQ trouve ce fauteuil insuffisant et désire des sièges et des budgets de recherche qui reflètent son pourcentage de députés de l'opposition (46 %).

Selon la leader parlementaire du parti, Mme Lemieux, le Parti libéral s'est montré ouvert à modifier le règlement pour qu'il reflète mieux la présence de trois partis ayant obtenu un nombre de sièges presque équivalent. Mais l'ADQ serait plus réticent à changer les règles.