Des élections ont lieu le 30 novembre 1998.
Le PQ, au pouvoir depuis 1994, est reconduit, défaisant le PLQ nouvellement dirigé par Jean Charest. Quant à Mario Dumont, il est réélu et demeure le seul représentant de son parti à l'Assemblée nationale. La popularité de son parti a toujours été inférieure à la sienne.
Marie Grégoire et Mario Dumont
Une élection complémentaire dans Saguenay, en avril 2002, lui amènera toutefois un compagnon de banquette, François Corriveau. Deux mois plus tard, quatre élections complémentaires : trois victoires de l'ADQ. Marie Grégoire dans Berthier, Sylvie Lespérance dans Joliette, et François Gaudreau dans Vimont.
Tout semble prêt pour la prochaine élection générale. Le parti de Mario Dumont devance les deux partis traditionnels dans les sondages pour la première fois de son existence. À l'automne 2002, des sondages placent même l'ADQ en tête dans la faveur populaire avec 40 % des intentions de vote.
Au printemps, en mars 2003, le PQ déclenche des élections. Tous les espoirs sont permis pour l'ADQ. Certains croient même que Mario Dumont pourrait devenir premier ministre.
Mario Dumont fait campagne en voulant représenter le changement. Au débat des chefs, c'est toutefois le chef libéral, Jean Charest, qui se propose comme la bonne solution : « Le vrai changement, le changement de gouvernement, il est au PLQ ».
Bernard Landry, Mario Dumont et Jean Charest juste avant le débat des chefs
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Presse canadienne
Il répliquera plus tard, lors d'une assemblée avec ses partisans : « Charest n'est pas capable de trouver une idée neuve dont les gens se souviennent. En gros, il dit:[ le bateau coule et moi je vais le peinturer en rouge]. »
La défaite sera d'autant plus difficile à accepter pour l'ADQ qu'on espérait augmenter substantiellement le nombre de députés à l'Assemblée nationale.
La population donne 18,24 % des voix au parti de Mario Dumont qui ne fait élire que quatre députés. Tous ceux qui avaient été élus lors de complémentaires ont été défaits. Un dur coup pour Mario Dumont. La part du vote que l'ADQ est allée chercher aura permis aux libéraux de Jean Charest de se faufiler et de remporter l'élection.
En entrevue au Point, au lendemain des élections, il dira : « on est monté bien haut bien vite (dans les sondages). De sorte qu'on est devenu la cible à bombarder de tous pour plusieurs raisons. On l'a échappé, faut pas s'en cacher ».