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Droits de scolarité
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Le cabinet de la ministre de l'Éducation du Québec, Michelle Courchesne, l'a confirmé mardi matin: les droits de scolarités seront dégelés dès septembre.
Les augmentations seront de 50 $ par session au cours des cinq prochaines années. Selon le ministère de l'Éducation, le coût d'une session de 15 crédits au niveau du baccalauréat est de 834 $, excluant les frais afférents, supplémentaires ou généraux.
Les coûts seront augmentés de 100 $ par année (deux sessions) pendant cinq ans. Ils devraient donc atteindre environ 2168 $ en 2011-2012, ce qui représente une augmentation de quelque 33 % en cinq ans.
Pas de vague à l'Assemblée nationale
![]() La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne |
Selon l'attachée de presse de la ministre, Valérie Grenier, le gouvernement libéral minoritaire a toute la latitude nécessaire pour fixer les droits de scolarité.
L'adoption de la hausse ne nécessite pas de projet de loi qui aurait provoqué un débat à l'Assemblée nationale. Pas besoin non plus de décret gouvernemental. Il s'agit en fait d'une simple modification aux règles budgétaires.
La ministre de l'Éducation n'a qu'à présenter son projet au Conseil des ministres, qui devrait l'approuver sans problème. D'autant plus que les libéraux et l'Action démocratique avaient tous les deux promis d'augmenter les frais de scolarité s'ils étaient élus.
Les droits de scolarité étaient gelés depuis 1994 au Québec.
Pour et contre
Les réactions à la hausse des droits de scolarité sont partagées. Si le Conseil du patronat est pour, la CSN s'y oppose fortement.
Dans un communiqué, la vice-présidente de la CSN responsable du dossier de l'éducation, Denise Boucher, indique qu'il faut faire des consultations et que la question du sous-financement des universités ne passe pas nécessairement par la hausse des frais de scolarité.
« Hausser les droits de scolarité risque d'entraîner le décrochage de bon nombre d'étudiantes et d'étudiants, particulièrement ceux de la classe moyenne de laquelle on prétend pourtant se préoccuper », ajoute Denise Boucher.
Contrairement à la CSN, le Conseil du patronat du Québec croit que le temps des consultations est terminé et que le gouvernement fait bien de hausser les droits de scolarité universitaires.
![]() Photo: IEDM Michel Kelly-Gagnon (Archives) |
« Les données disponibles indiquent qu'il n'y a pas de relation directe entre le niveau des droits de scolarité et l'accessibilité. En effet, malgré de faibles droits de scolarité au Québec, la fréquentation des universités y est parmi les plus faibles au Canada. De plus, certaines provinces canadiennes qui ont des droits de scolarité beaucoup plus élevés ont néanmoins un taux de participation supérieur à celui du Québec », affirme le président du CPQ, Michel Kelly-Gagnon.
Le Conseil croit aussi que l'élection du 26 mars dernier légitime une telle hausse puisque plus de deux Québécois sur trois ont appuyé un parti politique prônant le dégel des droits de scolarité.
Université du Québec à Montréal
Droits de scolarité et autres frais
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