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Droits de scolarité
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![]() Des étudiants bloquaient l'accès au Collège de Maisonneuve jeudi matin |
Les associations étudiantes du Québec continuent de fourbir leurs armes en prévision d'un éventuel dégel des droits de scolarité que pourrait adopter le nouveau gouvernement minoritaire de Jean Charest.
L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE), qui représente quelque 42 000 étudiants, a tenu une journée de débrayage jeudi pour réclamer la gratuité complète des études postsecondaires.
Partis du Square Victoria, quelque 1500 étudiants se sont rendus au parc Émilie-Gamelin près de l'Université du Québec à Montréal. Des étudiants d'une quinzaine d'associations étudiantes, dont celles du Collège de Maisonneuve et des cégeps du Vieux-Montréal de Trois-Rivières, de Sherbrooke et de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke, ont participé à la manifestation.
![]() Geneviève Simon |
« C'est pour revendiquer un droit fondamental, qui est l'éducation. On pense que l'éducation, c'est un droit, pas un privilège. Et si c'est un droit, ça devrait être gratuit », résume une porte-parole de l'association des étudiants du Collège de Maisonneuve, Geneviève Simon.
Jeudi matin, des étudiants ont bloqué l'accès au Collège Maisonneuve et au Cégep du Vieux-Montréal. À ce dernier endroit, une occupation des locaux a aussi été organisée dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le Cégep de Sherbrooke et le Collège de Maisonneuve ont accepté en début de matinée de suspendre les cours pour la journée.
![]() Pierre Harrisson |
Le directeur du Collège, Pierre Harrisson, ne cache pas qu'il appuie les revendications des étudiants. « Ce qu'il faut défendre, c'est l'accessibilité de l'ensemble des jeunes du Québec aux collèges et aux universités. Il faut le garantir. Et à ce titre là, si c'est ça la revendication, l'accessibilité, ils ont raison », affirme-t-il.
Le président du syndicat des enseignants du Collège, Guy Champagne, se montre lui aussi conciliant. « On considère que les étudiants exercent un droit démocratique: celui de manifester. Moi, je ne peux pas m'opposer à ça. »
La semaine dernière, deux autres associations étudiantes, soit la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), ont également manifesté. Ces deux regroupements sont en faveur d'un maintien du gel des droits de scolarité.
L'idée de tenir une grève générale semble toutefois écartée ce printemps. La FECQ et la FEUQ préfèrent attendre de voir ce que proposera le nouveau gouvernement Charest.
L'ASSE considère cependant l'organisation d'un débrayage général l'automne prochain. Un congrès visant à planifier cette grève est d'ailleurs prévu le samedi 7 avril.
Le Parti libéral du Québec et l'Action démocratique du Québec, qui occupent ensemble 89 des 125 sièges de l'Assemblée nationale, préconisent une hausse des droits de scolarité, qui sont gelés depuis 1994. Dans le programme du PLQ, il est prévu un dégel des frais de scolarité de 50 $ par session jusqu'en 2012, ce qui les porterait à 2168 $ par an.
Site de l'association étudiante
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