Stéphane Dion
Lors du caucus de son parti qui aura lieu mercredi, le chef du Parti libéral du Canada va demander à ses députés de voter selon la ligne du parti.
Confronté à une certaine division au sein de son caucus, où des députés ont des vues divergentes sur la Loi antiterroriste, Stéphane Dion leur demandera de voter selon la ligne du parti.
Deux mois et demi après son élection comme chef, Stéphane Dion traverse en effet sa première crise.
Une douzaine de libéraux ne partagent pas son point de vue au sujet de la Loi antiterroriste. Le chef libéral veut que le gouvernement laisse tomber deux dispositions de cette loi, qui donne des pouvoirs extraordinaires à la police, soit la possibilité de faire des arrestations préventives et celle de mener des interrogatoires sans accusations.
Michael Ignatieff, ancien adversaire de Stéphane Dion, appuie son chef sur cette question. Mais plusieurs libéraux sont d'accord avec le gouvernement conservateur, qui veut conserver ces dispositions.
La députée Marlene Jennings, comme les anciens ministres de la Justice Irwin Cotler et Anne McLellan, ainsi que l'ex-ministre John Manley, ont rappelé que se sont les libéraux, en 2001, qui ont fait adopter cette loi. Ils estiment également que la menace terroriste est toujours présente.
Mardi soir, Marlene Jennings, qui a appuyé Stéphane Dion lors de la course à la direction, a publié un communiqué pour dire qu'elle se ralliait à son chef.