Jacques Dupuis
Le gouvernement Charest a lancé, mercredi, l'Année de la sécurité routière au Québec, préconisant beaucoup plus la prévention que les mesures coercitives.
Québec préfère investir davantage dans la sensibilisation que de prendre des mesures coercitives pour tenter de freiner la hausse des accidents de la route.
Le bilan routier en 2006 a été désastreux. Le nombre de décès et de blessés graves sur les routes est en hausse respectivement de 9 % et de 19 %, par rapport à la moyenne de 2001 à 2005.
Malgré ce bilan préoccupant, Québec a préféré reporter à l'automne prochain la présentation de sa politique de sécurité routière. Il retarde ainsi l'adoption d'éventuelles mesures punitives à l'endroit des automobilistes, comme l'implantation de photoradars et l'interdiction du téléphone cellulaire au volant.
Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a déclaré mercredi que les délais décisionnels dans ce dossier n'ont rien à voir avec l'échéance électorale. Il réfute ainsi tout soupçon selon lequel son gouvernement aurait évité de prendre des décisions impopulaires, de peur d'être sanctionné par les électeurs.
En attendant une politique plus musclée, le gouvernement se contente d'efforts supplémentaires en matière de sensibilisation, dont une publicité-choc de la Société de l'assurance automobile (SAAQ) qui sera diffusée dès lundi.
D'autres campagnes de sensibilisation concernant la vitesse, l'alcool au volant, les motocyclistes et les piétons devront être lancées.
Le ministre Dupuis estime qu'il faut d'abord convaincre les automobilistes de modifier leur conduite, rappelant que 80 % des accidents sont causés par le comportement des usagers de la route.
Selon le ministère des Transports, 719 personnes sont mortes sur les routes en 2006, et 6906 ont été blessés gravement.