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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Politique

Mise à jour le lundi 18 décembre 2006 à 14 h 37
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Condition féminine

L'égalité comme valeur fondamentale

Carole Théberge, ministre québécoise de la Condition féminine

La ministre Carole Théberge invite plusieurs milieux à participer à la promotion de l'égalité.

Québec a dévoilé dimanche sa nouvelle politique en matière de condition féminine. Le gouvernement de Jean Charest veut s'attaquer plus énergiquement à la violence contre les femmes et à toute forme d'exploitation sexuelle dont elles peuvent être victimes.

Il investira 24 millions de dollars supplémentaires pour mettre en oeuvre une nouvelle politique intitulée: « Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait ».

Au total, une soixantaine d'engagements figurent dans le plan d'action gouvernemental. La ministre de la Condition féminine, Carole Théberge, convie tous les milieux, de l'école aux médias, en passant par la sphère sportive, à faire leur part dans la promotion de l'égalité afin qu'elle devienne « une valeur fondamentale pour tous les Québécois ».

Le plan gouvernemental tient compte de réalités nouvelles comme la cybercriminalité, la traite des femmes, le tourisme sexuel et les mutilations génitales. Autre signe des temps, il laisse tomber le concept de « condition féminine » pour celui d'« égalité entre les hommes et les femmes ».

Ainsi, en matière de violence, Québec veut intervenir non seulement auprès des victimes, mais aussi auprès des agresseurs. La médiation dans les cas de violence conjugale fera l'objet d'études, ce qui est un objectif controversé.

En outre, le gouvernement, qui avait songé à abolir le Conseil du statut de la femme en début de mandat, a finalement décidé de conserver les structures existantes: le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine, le Secrétariat à la condition féminine et le Conseil du statut de la femme.

Des fonds insuffisants

Même s'ils se disent d'accord sur le fond, quelques acteurs politiques trouvent que les 24 millions annoncés pour mener la politique à terme sont largement insuffisants par rapport à ses objectifs ambitieux.

La président de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Michèle Asselin, trouve que le plan manque de poigne. Selon elle, 24 millions pour 60 engagements, « c'est du saupoudrage ».

Pour sa part, la porte-parole péquiste en matière de condition féminine, la députée de Terrebonne Jocelyne Caron, a remarqué avec une pointe d'ironie l'absence du premier ministre, dimanche. « Il est là pour le lancement d'un train à Saint-Jérôme, mais n'est pas là pour une politique qui touchera les femmes pour 10 ans », a-t-elle dit, avant de se dire déçue des moyens financiers limités annoncés par Mme Théberge.

Pour que l'égalité de droit devienne une égalité de fait

Document du ministère de la Condition féminine

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