Québec consacre 280 millions

Jean Charest Le premier ministre Jean Charest dévoile la politique nationale de la ruralité

Le gouvernement Charest a dévoilé jeudi sa nouvelle politique nationale de la ruralité. Au total, 280 millions de dollars seront investis en sept ans.

Le gouvernement Charest versera 213 millions sur sept ans pour reconduire les pactes conclus avec les 91 municipalités régionales de comté, et 65 millions pour de nouvelles initiatives socio-économiques.

Ainsi, Québec versera 213 millions de dollars pour reconduire les pactes ruraux conclus avec les 91 municipalités régionales de comté. Il ajoutera 65 millions de dollars pour soutenir différentes initiatives socio-économiques des communautés rurales.

Ce plan gouvernemental permettra de faire passer le nombre d'agents de développement rural de 104 à 136. Il permettra également d'aider les nouveaux diplômés à s'établir ou à retourner dans les régions.

Nathalie Normandeau Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales et des Régions

Ainsi, le gouvernement Charest reconduit le pacte politique de la ruralité lancé en décembre 2001 par le premier ministre de l'époque, Bernard Landry. En cinq ans, 90 millions de dollars ont été consacrés au développement rural.

En vertu de cette politique, chaque municipalité régionale de comté (MRC) est responsable d'établir ses priorités et de choisir ses projets. Parmi les exemples de réussite, le premier ministre Jean Charest a mentionné:

  • le Centre d'appel de la CSST établi à Caplan, en Gaspésie;
  • le Centre de service à la clientèle du Régime québécois d'assurance parentale installé à Rouyn-Noranda;
  • le Bureau d'exploration géologique et le siège social de la SOQUEM mis en place à Val d'Or.
  • Deux facultés de médecine ont aussi été établies en région, à Trois-Rivières et à Saguenay, et un crédit d'impôt de 50 millions de dollars a été mis en place pour inciter de nouveaux diplômés à s'installer en région. En tout, 91 MRC ont profité de l'initiative pour développer leur économie.

    Les représentants du monde rural parlent d'une réussite sur toute la ligne, et pas seulement en raison des emplois qui ont été créés. Pour le président de Solidarité rurale, Jacques Proulx, il s'agit d'un vent de changement pour les régions.

    « Je le mesurerais en mobilisation des gens autour de l'enthousiasme qu'ils ont créé autour de leur village, autour de leur communauté. Je pense qu'on a revigoré quelque chose dans le milieu rural un peu partout à travers le Québec, avec cette politique-là. On a donné de l'espoir aux gens », a dit pour sa part le président de l'UPA, Laurent Pellerin.

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