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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Politique

Mise à jour le jeudi 7 décembre 2006 à 8 h 47
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Affaire Arar

Zaccardelli quittera son poste le 15 décembre

Giuliano Zaccardelli

Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

L'affaire Maher Arar a finalement eu raison du commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Giuliano Zaccardelli a remis sa démission mercredi, au lendemain de son témoignage contradictoire devant le comité de la sécurité publique.

C'est le premier ministre Stephen Harper qui en a lui-même fait l'annonce à la Chambre des communes. Jusqu'à présent, il avait accordé son soutien au chef de la GRC. Mais après le nouveau témoignage de M. Zaccardelli, mardi, il n'a pu réitérer sa confiance en lui.

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s'est dit satisfait de la décision de Giuliano Zaccardelli. M. Duceppe a aussi affirmé qu'il serait très utile de savoir qui a envoyé aux États-Unis les informations concernant Maher Arar, précisant que cet individu n'était pas nécessairement un subalterne.

Les demandes pour le départ de M. Zaccardelli s'étaient faites répétitives à la Chambre des communes depuis la publication du rapport d'enquête du juge Dennis O'Connor, au mois de septembre.

Un témoignage contradictoire

Devant le comité de la sécurité publique, mardi, M. Zaccardelli a affirmé qu'il n'avait compris toutes les erreurs commises à l'endroit du Canadien d'origine syrienne qu'au moment de la publication du rapport O'Connor.

Or, dans une précédente déclaration devant le comité, le 28 septembre, M. Zaccardelli disait avoir su, dès la déportation de Maher Arar en Syrie, en 2002, que le Canadien s'était retrouvé là à cause de mauvaises informations transmises par la GRC aux Américains.

Lors de ce même témoignage en septembre, il avait de plus indiqué avoir aussitôt tenté de corriger l'information auprès des autorités américaines, sans expliquer pourquoi il n'avait pas avoué publiquement l'erreur commise.

Maher Arar, un ingénieur d'origine syrienne, a été emprisonné un an en Syrie, où il a été torturé et contraint à de fausses confessions sur de supposées affiliations terroristes, avant d'être libéré. Dans son rapport, le juge Dennis O'Connor lavait Maher Arar de tout soupçon et blâmait sévèrement la GRC.

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