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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Politique

Mise à jour le vendredi 1 décembre 2006 à 14 h 38
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Rémunération des médecins spécialistes

Reprise des audiences

dumesnil

Jean Marie Dumesnil, président du Regroupement provincial des comités d'usagers.

Le Conseil des services essentiels prendra du temps avant de décider si les moyens de pression des médecins spécialistes nuisent à l'offre de soins de santé au Québec.

Les audiences reprennent vendredi, après que celles de jeudi eurent été consacrées à des aspects procéduraux plutôt qu'aux questions de fond.

D'entrée de jeu, la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) a présenté deux requêtes devant le Conseil des services essentiels. L'une d'entre elles remet en question l'impartialité même de l'organisme, et l'autre demande au Conseil de se pencher sur la constitutionnalité de la loi spéciale qui a imposé les conditions de travail actuelles qui posent problème.

La seconde a été rejetée, tandis que le Conseil devrait se prononcer sur la première vendredi, après quoi il s'attaquera au coeur du problème.

Selon les avocats du gouvernement, l'obstruction procédurale de la FMSQ met en péril « toute une cohorte de futurs médecins ». Et les représentants des patients s'inquiètent du fait que le débat soit détourné du noeud du problème: les services sont-ils bien rendus à la population?

Les résidents montrent les dents

Les médecins résidents menacent pour leur part d'entreprendre des poursuites en dommages et intérêts si leur formation est retardée. Les résidents doivent suivre une formation de 2 à 7 ans après avoir complété leur doctorat, sous la supervision de spécialistes.

Les quatre universités qui offrent un programme de médecine, le Collège des médecins du Québec et le Collège royal des médecins du Canada ainsi que le gouvernement du Québec sont visés par cette menace. La FMSQ n'est pas visée pour le moment.

Selon le président de la Fédération des médecins résidents, le Dr Martin Bernier, la certification des futurs médecins sera compromise si la situation n'est pas revenue à la normale à la fin du mois de décembre.

Le président de la FMSQ, Gaétan Barrette, ne pense pas pour sa part que les moyens de pression actuels des médecins spécialistes perturbent le réseau. Il précise que conformément à la loi spéciale, il n'y a aucune action concertée pour ralentir les activités du réseau de la santé de la part des médecins. Il ajoute que les négociations avec les responsables du gouvernement sont au point mort et qu'il y a « zéro souplesse ».

Le président du Conseil pour la protection des malades (CPM), Paul G. Brunet, est également présent à l'audition, afin de demander au Conseil des services essentiels d'utiliser son autorité pour obliger les médecins spécialistes et le gouvernement à faire leur devoir.

Par exemple, les parties ne s'entendent même pas sur les chiffres: le Conseil des services essentiels pourrait ainsi, selon le CPM, demander à un organisme indépendant de vérifier quels sont les véritables écarts entre les conditions des médecins spécialistes du Québec et celles de leurs homologues des autres provinces.

Depuis quelque temps, des médecins refusent d'effectuer des tâches médico-administratives et refusent d'encadrer les stagiaires dans les hôpitaux, mettant ainsi en péril leur session. Le ministère de la Santé a saisi le Conseil du dossier parce qu'il craint les répercussions des moyens de pression.


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