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Nouvelle du 17 novembre 2006
![]() Philippe Couillard |
Le ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, et la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, ont fait le point, dimanche, sur les négociations avec les quelque 8000 médecins spécialistes de la province.
Ils ont annoncé que Québec modifiait sa bonification offerte aux médecins il y a 10 jours. Celle-ci passe de 12,5 % sur six ans (soit une hausse de 10 % entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2010 et de 2,5 % pour les deux années suivantes) à 15 % d'ici 2014. Cette offre est assortie de la mise en place d'un processus de médiation en vue d'amoindrir les écarts de rémunération entre les médecins spécialistes du Québec et ceux des autres provinces.
Il s'agit donc, en tenant compte des augmentations consenties dans la loi spéciale adoptée en juin dernier, d'une hausse moyenne de 32,7 % entre le 1er avril 2004 et le 31 mars 2014.
Les médecins spécialistes réclament pour leur part une augmentation de 44 % sur cette même période, afin de rattraper l'écart salarial qui les sépare de leurs confrères du reste du pays.
Le ministre Couillard reconnaît qu'il existe des disparités au pays, mais il relativise ces écarts en soulignant que le coût de la vie est moins élevé au Québec (tarifs d'électricité, droits de scolarité, garderies à 7 $, etc.) Il ajoute que le gouvernement n'a pas les moyens d'accéder aux demandes des médecins.
Mettre fin aux moyens de pression
Le ministre de la Santé a également annoncé qu'il avait demandé au Conseil des services essentiels de se prononcer sur les moyens de pression exercés par les spécialistes. Des obstétriciens, des radiologistes et des orthopédistes ont en effet menacé de ne plus dispenser de services en janvier.
Le Conseil devra aussi examiner les moyens de pression qui touchent l'enseignement aux médecins résidents, qui ne reçoivent plus de cours depuis quelques semaines. Le Québec ne peut courir le risque de se priver d'une cohorte de médecins qui n'auraient pas gradué, a indiqué M. Couillard.
Retrait de la loi 37?
La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) réclame le retrait de la loi 37, qui fixe le salaire et les conditions de travail des spécialistes, avant une reprise des pourparlers. Le ministre Couillard n'a pas exclu le retrait de cette loi, mais a indiqué qu'il était notamment conditionnel à la fin des moyens de pression et à la signature d'une entente cadre qui fixerait les bases de la négociation.
En soirée, le président de la FMSQ, Gaétan Barrette, a qualifié la proposition de Québec d'opportunisme politique. Selon lui, le recours au Conseil des services essentiels, dont il doute de l'impartialité, n'a rien pour améliorer les relations entre Québec et ses spécialistes.
M. Barrette estime que l'offre de Québec ne corrige aucunement entre les médecins de la province et ceux du reste du Canada. « Ce n'est pas une nouvelle offre, c'est la même offre, à laquelle on a rajouté deux années [...] à 1,25 % d'augmentation par année », a-t-il soutenu.
Nouvelle offre du gouvernement à la FMSQ
Communiqué de Québec
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