Ils ont dit

« Le Parti libéral du Canada reconnaît la nation québécoise au sein du Canada. » - Résolution de l'aile québécoise du PLC, 21 octobre.

La question de la reconnaissance du Québec comme nation a donné lieu à de nombreuses déclarations.

Michael Ignatieff Michael Ignatieff

« Il faut être à l'écoute des préoccupations des Québécois. Il faut envoyer un message positif que nous avons écouté, que nous avons changé, que nous allons présenter une nouvelle vision aux Québécois. »- Michael Ignatieff, candidat à la direction du PLC, 21 octobre.

Justin Trudeau Justin Trudeau

« Le nationalisme est une idée dépassée, qui date du 19e siècle » - Justin Trudeau, fils de l'ancien premier ministre du Canada, 26 octobre.

« Si le terreau le plus hostile à la nation québécoise, le Parti libéral du Canada section Québec, qui était la patrie politique de Trudeau, le reconnaît, ça devrait faire réfléchir [Stephen Harper]. » - Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec, 26 octobre.

Stephen Harper Stephen Harper

« Ce n'est pas la vraie question. La vraie question est: sommes-nous pour un Canada uni? » - Stephen Harper, premier ministre du Canada, 26 octobre.

« L'idée voulant que la nation québécoise soit un concept rétrograde datant d'un autre siècle ne pourrait être plus fausse. Ce n'est pas l'idée de nation qui est rétrograde, c'est l'idée voulant qu'elle soit nécessairement souveraine » - Le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, Benoît Pelletier, 3 novembre.

Le ministre des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier Benoît Pelletier

« Nous avons eu des débats sur l'avenir constitutionnel dans le passé, et nous en avons tiré des leçons. Ce que nous en tirons pour l'avenir, c'est que ces débats doivent se tenir quand le fruit est mûr et que la table est mise. » « Au moment venu, je ne peux pas vous dire quand ce moment arrivera, il y aura des négociations constitutionnelles et ce sera certainement l'un des sujets disputés. » - Jean Charest, premier ministre du Québec, 4 novembre.

Jean Charest, premier ministre du Québec Jean Charest

« Que cette Chambre reconnaisse que les Québécoises et les Québécois forment une nation. » - Motion du Bloc québécois à la Chambre des communes, 21 novembre.

« La réponse est non et sera toujours non » - Stephen Harper, 22 novembre.

« Que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni. » - Motion du Parti conservateur à la Chambre des communes, 22 novembre.

Jean Lapierre Jean Lapierre

« C'est certain que ça vient de nous enlever une épine du pied. » - Jean Lapierre, député libéral, 22 novembre.

Gilles Duceppe Gilles Duceppe

« Jamais je ne ferai une condition que les Québécois forment une nation à condition d'avoir un pays. Et jamais je n'accepterai que la seule condition pour être une nation, c'est de faire en sorte de reconnaître que l'on doive rester dans le Canada. [...] Nous sommes une nation parce que nous sommes ce que nous sommes, peu importe l'avenir qu'on choisira. » - Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois, 22 novembre.

« Quelle est la portée réelle de la motion? [...] Ce qu'on constate aujourd'hui avec cette motion, c'est que le Canada sort du déni, mais une fois la motion adoptée, quelle est la suite? » - André Boisclair, chef du Parti québécois, 23 novembre.

Le chef du Parti québécois, André Boisclair André Boisclair

« Il y a pas de conséquence juridique à cette reconnaissance-là [motion du Parti conservateur]. On n'en est pas à une demande constitutionnelle. » - Lawrence Cannon, ministre fédéral des Transports, 23 novembre.

Bob Rae Bob Rae

« On est rassuré qu'il ne s'agit pas de quelque chose qui va ouvrir la Constitution. » - Bob Rae, candidat à la direction du PLC, 23 novembre.

« Ce n'est pas loin du compromis que j'avais proposé il y a quelques semaines. Donc oui, je vais l'appuyer. » - Stéphane Dion, candidat à la direction du PLC, 23 novembre.

stéphane dion Stéphane Dion

« Que la Chambre reconnaisse que les Québécois forment une nation actuellement au sein du Canada. » - Motion amendée du Bloc québécois, 23 novembre.

« Aucun leader québécois n'a jamais demandé à ses collègues des autres provinces: qui suis-je? Non, ils ont dit à tour de rôle, à des époques différentes, voici qui nous sommes, voici ce que nous voulons pour nous-mêmes. » - Lawrence Cannon, 23 novembre.

Gilles Duceppe Gilles Duceppe

« Notre motion ne passera pas. Il importe donc que la nation soit reconnue. Stratégiquement, c'est important. C'est une arme de plus. » - Gilles Duceppe, après avoir affirmé qu'il votera pour la motion du Parti conservateur reconnaissant que les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni, 24 novembre.

« En anglais, un Quebecker est un Québécois. » - Lawrence Cannon, interrogé sur le fait que le mot Québécois n'a pas été traduit dans la version anglaise de la résolution, 27 novembre.

Lawrence Cannon Lawrence Cannon

« Je suis Québécois et ceux qui se considèrent comme des Québécois peuvent bien le porter. Mais je ne pense pas qu'il est question de forcer quelqu'un qui ne se sent pas comme étant un Québécois, qui doit être lié à cette chose-là » - Lawrence Cannon, lors de la même conférence de presse, en réponse à une journaliste qui se demandait si le mot Québécois incluait les gens dont les ancêtres ne sont pas francophones, 27 novembre.

Jean Charest Jean Charest

« Quand on parle de la nation québécoise, on parle de chacun de ses citoyens, peu importe ses origines. On parle autant des premières nations et des Inuits, même si, de temps en temps, [...] eux, sur cette question d'identité, ont des fois un refus, des réticences. Il faut le dire en toute franchise » - Jean Charest, commentant le vote à l'Assemblée nationale, 28 novembre.