Martha Hall Findlay... hors des questions battues

Martha Hall Findlay   © PC/Toronto Star

1. Si je vous demandais de définir Martha Hall Findlay en trois mots ou expressions, lesquels choisiriez-vous?
Une femme d'action, une femme optimiste... et une Canadienne.

2. Qui est votre modèle, votre source d'inspiration?
Ah! Ma mère. Parce qu'elle a eu des difficultés dans sa vie. Même si elle est petite, dans son coeur, elle est très forte. Elle est encore avec nous [...], elle a 83 ans. Elle a fait des politiques, elle a eu six enfants, mais la chose la plus importante, c'est qu'elle sait que c'est très important d'avoir le courage de nos convictions.

3. Si on s'inspirait de votre vie pour créer un personnage, dans quelle oeuvre (série télévisée, film ou roman) pourrait-on le voir évoluer?
(rires) Ça, c'est difficile! N'importe laquelle, [dans la mesure où le personnage] est bon! (rires) Quelque chose qui montre du courage [...], n'importe laquelle.

4. Qui a été le meilleur premier ministre du Canada et pourquoi?
Pierre Trudeau [1968-1979, 1979-1984]. Ce n'est pas à cause de ses politiques en particulier. Pour moi, c'est parce qu'il a nous inspirés comme Canadiens. Il nous a inspirés avec l'idée qu'on a beaucoup plus dans notre avenir, que nous pouvions faire encore plus comme Canadiens. [...]

5. Quel est l'adversaire politique que vous respectez le plus ou que vous avez le plus respecté au cours de votre carrière?
La première adversaire que j'ai eue était Belinda Stronach mais, maintenant, les adversaires politiques sont les autres candidats du leadership. J'ai beaucoup de respect pour les sept autres [candidats].

6. Sur une échelle de 0 à 10, quelle importance attribuez-vous aux dossiers suivants (une note ne peut être attribuée qu'une seule fois):

  • Défense et sécurité? 7
  • Environnement? 10
  • Règlement du déséquilibre fiscal? 8
  • Remboursement de la dette? 9
  • Accessibilité du système de santé? 10
  • 7. Quels sont les deux enjeux qui vous tiennent le plus à coeur?
    Le système de santé universel. Mais je dis souvent qu'on a besoin de participer à une discussion vraiment honnête. Parce que nous, comme libéraux, il y a des années déjà qu'on a beaucoup de difficulté avec le mot « privé », et pour moi, pour sauver notre système de santé universel et single tiers [à une seule vitesse]. Je ne veux pas un système parallèle. C'est très important pour moi d'avoir les discussions: comment peut-on travailler avec le secteur privé en sauvant ce système qui est tellement important pour nous comme Canadiens.

    L'environnement: non seulement [la lutte contre] le réchauffement de la planète, mais aussi [contre] la pollution de l'eau, de la terre.

    Les affaires étrangères. C'est une des choses pour moi, comme Canadienne, qui sont très importantes.

    Deux ou trois, c'est difficile, car pour moi, il y en a beaucoup plus que deux ou trois pour un pays comme le Canada. Je suis une femme d'affaires, l'économie est tellement importante. Et même comme libérale, ce qu'on a fait, il y a maintenant six ou sept ans, de réduire la dette, d'avoir un grand succès économique ici au Canada, c'est très, très important, j'en suis très fière et je veux le continuer absolument. Mais quand quelqu'un demande quelles sont les deux ou trois priorités, c'est difficile, car il y en a beaucoup plus que deux ou trois.

    8. Si vous deveniez premier ministre du Canada demain matin, quel est le premier geste que vous poseriez?
    J'ai dit souvent que si je devenais le chef de parti demain, je repartirais dans notre autobus rouge pour parler encore avec les Canadiens. Mais premier ministre? Un peu la même chose. Je dirais tout de suite que nous, comme Canadiens, nous avons des priorités, peut-être pas deux ou trois, mais pas 20 ou 30, nous avons des priorités: l'environnement, l'économie, les affaires étrangères, le système de santé. Le message doit être qu'on doit faire et non seulement parler. Comme libéraux, nous sommes différents des conservateurs, et nous avons des idées différentes et je crois que ce sont des idées meilleures pour le Canada. On a un futur merveilleux, et c'est le temps de prendre l'action de trouver ce futur.

    9. Outre le Canada, dans quel pays aimeriez-vous vivre?
    (rires). Si je n'avais pas le Canada? C'est une très bonne question. J'ai habité en République tchèque pendant presque un an et j'aimais beaucoup [ça] parce que la République tchèque et le Canada sont vraiment similaires. Au niveau politique, au niveau culturel. Par exemple, quand j'ai demandé à mes copains tchèques: « Qu'est-ce qui vous donne l'impression d'être Tchèques? C'est quoi, la nationalité tchèque? Ils disaient souvent: « Nous ne sommes pas Allemands, nous ne sommes pas Russes. » C'est intéressant, c'est un peu la même chose que les Canadiens. La première chose que les Canadiens disent souvent - je ne suis pas d'accord - mais souvent, on dit: « Je suis Canadien parce que je ne suis pas Américain. » [...] Nous devons nous voir comme Canadiens et non seulement que nous ne sommes pas quelque chose d'autre. Mais l'économie, les arts, la culture, les politiques: nous avons des choses similaires [avec les Tchèques].

    10. À part votre propre site ou celui du PLC, quel site web préférez-vous consulter?
    (rires) Google Maps. C'est nécessaire! J'essaie de penser à quel site web je visite le plus souvent et c'est certainement Google Maps! (rires).

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