
Course à la direction du PLC
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Notre dossier sur la course à la direction du Parti libéral du Canada.
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Dans une entrevue exclusive accordée à l'émission Dominique Poirier en direct, diffusée à RDI, un des fils du défunt premier ministre Pierre Elliott Trudeau dresse un portrait peu flatteur de Michael Ignatieff.
Justin Trudeau, qui envisage lui-même une carrière politique, estime que l'ancien professeur de la John F. Kennedy School of Governement de Harvard manque de la « sagesse nécessaire » pour succéder à Paul Martin à la tête du Parti libéral du Canada.
« [...] Ignatieff, il est un peu partout: il se contredit, il n'a pas la clarté que mon père pouvait avoir », avance le fils aîné de Pierre Elliott Trudeau, qui ne tarit par ailleurs pas d'éloges sur son père, vantant sa pensée audacieuse, claire, profonde.
Justin Trudeau déplore que M. Ignatieff ait relancé le débat sur la reconnaissance de la nation québécoise au Parti libéral et y voit une perte de temps.
« Pourquoi est-ce qu'on s'acharne sur des définitions, quasiment, quand on a de plus grandes choses à faire? Arrêtons d'en parler et passons à autre chose », lance Justin Trudeau, qui estime que le Canada doit profiter de sa bonne fortune économique pour relever avant tout de nouveaux défis environnementaux et internationaux.
M. Trudeau ne croit pas non plus que Bob Rae soit le candidat idéal pour aider le PLC à regagner l'appui des électeurs canadiens. Il hésite plutôt entre Stéphane Dion, pour sa sagesse, et Gerard Kennedy, qui aurait une vision claire et nouvelle. Il invite d'ailleurs les Québécois à s'intéresser un peu plus à M. Kennedy, peu connu au Québec.