Nouvel appui pour Stéphane Dion

Céline Hervieux-Payette Céline Hervieux-Payette

En entrevue à RDI, la sénatrice libérale Céline Hervieux-Payette a pris position dans la course à la direction du Parti libéral du Canada.

La sénatrice libérale Céline Hervieux-Payette estime que le député de Saint-Laurent-Cartierville est le politicien le plus crédible au Canada et le plus apte à diriger le parti.

Mme Hervieux-Payette a annoncé qu'elle avait officiellement donné son appui, jeudi, au candidat Stéphane Dion. Selon elle, le député de Saint-Laurent-Cartierville est le politicien le plus crédible au Canada. Elle souligne son intégrité, son intelligence, son écoute et sa capacité de travailler en équipe.

De plus, Mme Hervieux-Payette estime que la performance de Stéphane Dion lors de la Conférence de l'ONU sur les changements climatiques « nous a démontré qu'il était un négociateur hors pair ».

Céline Hervieux-Payette, qui s'intéresse à la question de l'équité hommes-femmes dans les conseils d'administration des sociétés d'État, dit aussi avoir un préjugé favorable envers Stéphane Dion puisque celui-ci s'engage, dans son programme électoral, à avoir 50 % de femmes dans son cabinet.

La sénatrice, qui a également fait parler d'elle, au printemps, en se portant à la défense de la chasse au phoque, croit que les antécédents néo-démocrates de Bob Rae, ainsi que sa feuille de route en tant que premier ministre de l'Ontario, ne sont pas rassurants.

Au sujet de Michael Ignatieff, Mme Hervieux-Payette indique qu'il est « probablement talentueux comme professeur d'histoire », mais elle insiste sur le fait qu'il est au PLC depuis à peine deux ans. Elle se questionne également à savoir s'il connaît bien le Canada, après avoir passé quelque 25 ans à l'extérieur du pays. Mme Hervieux-Payette souligne enfin les quelques ratés qu'a connus la campagne de M. Ignatieff.

La nation québécoise

Au sujet de la nation québécoise, que Stéphane Dion refuse de reconnaître autrement que d'un point de vue sociologique, Mme Hervieux-Payette estime qu'il s'agit en quelque sorte d'un faux débat.

Elle cite en exemple les 35 pays du Conseil de l'Europe qui, pendant trois ans, ont tenté en vain de définir ce qu'est une nation. Ils se sont plutôt entendus sur le concept de communauté nationale qui selon elle, « répond aux critères de ce qu'on veut, c'est-à-dire la protection des minorités ». La sénatrice juge que l'appartenance à la communauté nationale fait en sorte que différentes cultures peuvent vivre ensemble sur un même territoire.

À la fin octobre, l'aile québécoise du PLC a adopté une résolution qui reconnaît le Québec comme une nation au sein de la fédération canadienne. Cette résolution demande la formation d'un groupe de travail qui déterminerait les moyens et le moment opportun d'officialiser cette « réalité historique et sociale ». Le candidat Michael Ignatieff a promis une telle reconnaissance au Québec.

Le prochain chef du Parti libéral du Canada sera choisi lors d'un congrès à Montréal, le 2 décembre.

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