
Dossier constitutionnel
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Le dossier constitutionnel a refait surface, jeudi, au terme de la réunion du caucus du Parti québécois à Rivière-du-Loup.
Le chef André Boisclair a en effet critiqué l'attitude du gouvernement Charest sur la question. M. Boisclair soutient que l'approche du premier ministre est plutôt molle, voire inexistante, au point où il se demande si le gouvernement ne cherche pas à enterrer le dossier. Il lui demande donc de clarifier sa position sur le sujet.
Il soutient que le rapport du ministre des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec n'a pas eu de suite et est demeuré « sur les tablettes ». « Jamais le gouvernement s'en est inspiré pour formuler des demandes constitutionnelles », déplore-t-il. Selon M. Boisclair, Jean Charest pourrait même passer à l'histoire comme étant l'un des seuls premiers ministres du Québec à ne pas avoir fait de demandes constitutionnelles au gouvernement fédéral.
Par ailleurs, le chef péquiste a refusé de s'engager à appliquer des éléments du programme du parti prévoyant la clarification du projet souverainiste avant les prochaines élections. Dans le programme, il est en effet prévu que le PQ prépare et diffuse un projet de constitution initiale et publie la mise à jour des études sur la souveraineté avant la tenue du scrutin.
Selon le chef péquiste, « les grands objectifs [la souveraineté] l'emporteront sur les analyses fines. » M. Boisclair a indiqué que la position du parti sur le sujet est connue depuis longtemps et qu'il n'a plus à la justifier. Il a répété que si le PQ est élu, il y aura un référendum sur la souveraineté le plus rapidement possible à l'intérieur du prochain mandat.
Réplique du gouvernement
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Le gouvernement Charest a rapidement réagi aux critiques du chef péquiste sur sa position constitutionnelle. Le ministre Pelletier soutient que le gouvernement a bel et bien une position constitutionnelle. « Le Québec n'a toujours pas signé la constitution, ce qui constitue un problème que nous voulons régler lorsque le temps sera venu » a-t-il dit.
Questionné sur quelles seraient les conditions idéales pour que Québec fasse des demandes constitutionnelles à Ottawa, le ministre est demeuré plutôt vague, préférant faire valoir les efforts du gouvernement pour résoudre le déséquilibre fiscal.
M. Pelletier a ensuite renvoyé la balle à M. Boisclair, et lui a demandé à son tour des clarifications sur sa position constitutionnelle. M. Pelletier soutient que le chef péquiste ne respecte pas le programme du parti en refusant de s'engager à clarifier le projet souverainiste avant les prochaines élections. Il demande ainsi au chef péquiste de « mettre les vrais chiffres et les vrais faits sur la table pour que tout le monde puisse faire des choix en toute transparence. »
Le ministre a terminé en soutenant que le fardeau de la preuve du dossier constitutionnel n'appartenait pas au gouvernement, mais au parti qui veut séparer le Québec du Canada.
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