Stephen Harper ne recule pas

Stephen Harper

Stephen Harper a réservé de dures critiques au registre des armes à feu dans la foulée de la fusillade meurtrière de mercredi au Collège Dawson, à Montréal.

Dans une entrevue à la CBC, le premier ministre affirme que le registre des armes à feu s'est encore une fois révélé inutile dans la prévention d'un crime, mais envisage une modification de la loi pour bannir la vente d'armes aux individus instables.

Dans des entrevues accordées au quotidien National Post et à la radio de la CBC, le premier ministre a estimé que le registre s'est une nouvelle fois révélé incapable de jouer un rôle dans la prévention d'un crime puisque les armes du tueur Kimveer Gill étaient enregistrées, donc légales.

Stephen Harper s'est bien gardé de dessiner les grandes lignes du cadre législatif qui saurait remédier aux lacunes du registre, dont son parti prône l'abolition.

Il a néanmoins soutenu à l'émission The House de CBC qu'il envisage de modifier la loi pour que des personnes instables psychologiquement ne puissent se procurer des armes.

Le premier ministre s'est dit dévasté par la tuerie et espère que l'enquête saura faire la lumière sur la façon dont le meurtrier a pu se procurer ses armes, sans alerter les autorités.