Le PQ accuse le gouvernement de « frime »

L'Université de Montréal L'Université de Montréal (archives)

Le Parti québécois accuse le gouvernement Charest de sous-financer les universités et les cégeps, malgré l'annonce récente de fonds supplémentaires.

Le Parti québécois qualifie de « bidon » les 320 millions de dollars supplémentaires promis par le gouvernement Charest pour le financement des universités et des cégeps.

« Les institutions universitaires et collégiales souffrent respectivement d'un sous-investissement de l'ordre de 375 millions et de 245 millions de dollars », a estimé le porte-parole péquiste en matière d'éducation, Camil Bouchard.

« Le ministre Jean-Marc Fournier nous promet 320 millions de dollars: c'est nettement insuffisant et c'est trop tard », a ajouté le député. M. Bouchard a par ailleurs déploré que Québec ne se soit pas encore entendu avec le fédéral et qualifié l'attitude du gouvernement Charest d'« attentisme navrant ».

Citant les investissements réalisés ces dernières années par l'Ontario, la Colombie-Britannique et l'Alberta, le député a affirmé que l'annonce libérale « camoufle l'écart grandissant qui sépare le Québec des provinces canadiennes ».

Camil Bouchard Camil Bouchard (archives)

Il a en outre souligné que les libéraux n'avaient pas indiqué à quel moment seront versés les fonds supplémentaires promis aux cégeps et universités.

« L'année financière des universités commence le 1er juin et le budget est habituellement adopté en avril-mai. Le gouvernement est en train de frimer et pas à peu près », a-t-il déclaré. Le critique péquiste conclut qu'il s'agit « d'une annonce bidon, une opération de mise en marché préélectorale ».

La situation est d'autant plus inquiétante, dit-il, que depuis quelques années, ce sous-financement a entraîné la multiplication des frais afférents. Il fait remarquer que le gouvernement Charest avait promis un projet de loi pour encadrer ces dépenses et les freiner.

Un article publié vendredi dans La Presse révélait que les frais afférents imposés aux étudiants par les universités pour compenser le gel des frais de scolarité ont atteint un niveau record en 2006. Certaines institutions exigent par exemple de leurs étudiants de payer pour leurs relevés de notes, de financer l'achat de livres pour la bibliothèque ou l'amélioration des réseaux informatiques.