Des membres, et encore plus

Michael Ignatieff Michael Ignatieff (archives)   © PC/Adrian Wyld

Le recrutement de nouveaux membres effectué par les 11 aspirants à la direction du Parti libéral du Canada aura permis au parti de doubler ses effectifs, selon le conseiller national du PLC, Steven MacKinnon. Le parti compterait maintenant 184 555 membres inscrits qui seront habilités à voter le 3 décembre prochain.

Les libéraux auraient doublé leurs effectifs depuis le début de la course à la direction du parti, voire bien plus, si l'on se fie aux données fournies par les camps des principaux candidats.

Ces données sont cependant bien en deçà du nombre de nouveaux membres que les candidats se targuent d'avoir recrutés depuis le lancement de la course à la direction du PLC.

Le 4 juillet dernier, date limite pour adhérer au parti avec droit de vote lors du scrutin de décembre, le camp de l'ancien ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Joe Volpe, annonçait avoir vendu entre 35 000 et 37 000 cartes de membre.

Les organisateurs de l'ex-ministre de l'Éducation de l'Ontario, Gerard Kennedy, avaient par la suite avancé avoir dépassé ce nombre, une prétention reprise peu après par l'entourage du député Michael Ignatieff.

Stéphane Dion, le seul candidat provenant du Québec, aurait quant à lui vendu entre 16 000 et 23 000 cartes, ce qui le placerait au même niveau que l'ex-premier ministre Ontarien Bob Rae, dont le directeur de campagne affirme avoir recruté 17 000 membres.

Bois d'oeuvre: une question de principe

Bob Rae Bob Rae (archives)   © PC/Fred Chartrand

Dans un autre ordre d'idées, Bob Rae a appelé les députés libéraux fédéraux à voter contre l'entente sur le bois d'oeuvre que le gouvernement conservateur entend soumettre au vote à l'automne prochain. Tout comme le premier ministre Stephen Harper, il estime que la question mérite d'être considérée comme un vote de confiance et dit être prêt en conséquence à des élections générales précipitées.

« L'entente est vraiment mauvaise et elle constitue un dangereux précédent pour toutes nos négociations commerciales avec les États-Unis », a indiqué M. Rae en entrevue à la Presse canadienne.

Il propose à cette fin de modifier la date du congrès à la direction du PLC, prévue pour décembre, si des élections étaient déclenchées à la suite de leur opposition lors du vote. Le président du PLC, Mike Eizenga, a déjà souligné que le parti avait établi des plans dans l'éventualité où le gouvernement minoritaire de Stephen Harper tomberait.

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