
Transport en commun
![]() |
Québec veut accroître l'achalandage du transport collectif dans la province de 8 % d'ici 2012. Cette augmentation proviendra, entre autres, d'une hausse de 16 % de l'offre de service de transport en commun.
Cette opération entraînerait une réduction annuelle de 80 000 tonnes des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il faut 14 000 automobiles pour produire cette quantité de GES.
Pour réaliser son objectif, le gouvernement Charest investira 130 millions par année à partir du 1er janvier 2007. Ces millions serviront, entre autres, à moderniser les équipements et à développer les infrastructures. Le financement sera assuré par le Fonds vert, dont les recettes proviennent d'une redevance sur les hydrocarbures imposée aux entreprises du secteur pétrolier et gazier.
Le gouvernement demande aux municipalités d'investir les mêmes sommes que celles qui leur seront consenties, selon la répartition des 130 millions. Ces villes devront améliorer les services, comme ajouter des liaisons ou accroître les fréquences de passage de leurs autobus. Leur responsabilité sera de trouver des idées et de les financer.
![]() Circulation dans la ville de Québec |
Le ministre des Transports, Michel Després, n'est pas en mesure de dire si les sociétés de transport augmenteront leurs tarifs pour assurer leurs investissements. Une décision qui appartient à chacune d'elles, rappelle le ministre.
Les employeurs devront aussi collaborer au projet. En ce sens, le gouvernement mettra en place des incitatifs fiscaux, comme la non-imposition de certaines dépenses liées au transport en commun.
Le ministre Després signale par ailleurs qu'il bonifie son programme de transport collectif en rendant admissibles à son adhésion les municipalités comptant moins de 5000 habitants.
Un plan bien reçu
Les sociétés de transport et les municipalités accueillent favorablement le plan de Québec.
![]() Métro de Montréal |
Le président du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal, Claude Trudel, affirme que les sommes consenties permettront à la STM d'améliorer ses infrastructures pour soutenir la croissance de l'achalandage.
L'Agence métropolitaine de transport salue l'initiative du gouvernement de dédier la majeure partie du Fonds vert au transport collectif. Une décision qui va profiter aux usagers, souligne Marie Gendron, vice-présidente aux communications de l'AMT.
La Chambre de commerce du Montréal métropolitain précise, pour sa part, que l'utilisation du transport en commun entraîne des impacts économiques positifs. « Aussi, c'est en augmentant la part de marché des transports collectifs, par rapport à l'automobile, que nous pourrons accroître encore davantage ces retombées » ajoute la présidente et chef de la direction de la CCMM, Isabelle Hudon.
Selon le porte-parole du Conseil régional de Montréal, Robert Perreault, si la métropole québécoise veut profiter de ces nouvelles sommes, elle doit se doter rapidement d'un plan. « En 2006, l'offre de services est toujours de 15 % inférieure à ce qu'elle était en 1994 », de souligner M. Perreault.
La politique québécoise du transport collectif
Ministère des Transports du Québec
* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes
Portrait de l'ancien gouverneur général, décédé le 24 juin 2009
Quels sont les mécanismes qui encadrent les dépenses des sociétés d'État au Québec?