L'opposition grandit devant la volonté de la Maison-Blanche d'adopter une loi sur la présentation obligatoire d'un passeport à la frontière canado-américaine.
Les premiers ministres des provinces de l'Ouest demandent à Ottawa de tout faire pour obtenir le report de la loi américaine exigeant la présentation d'un passeport.
Les premiers ministres des provinces de l'Ouest, réunis en conférence annuelle à Gimli, au Manitoba, demandent à Ottawa de tout faire pour obtenir le report de la loi américaine.
Washington compte demander un passeport ou une carte d'identité électronique pour tout transit terrestre à la frontière canado-américaine à compter du 1er janvier 2008. Pour les voyages maritimes et aériens, ces nouvelles règles s'appliqueront dès le 1er janvier 2007.
Ce projet suscite de l'inquiétude des deux côtés de la frontière, notamment dans l'industrie touristique, parce qu'une majorité de Canadiens et d'Américians ne possède pas de passeport.
Le premier ministre du Manitoba, Gary Doer, estime qu'un report de la mesure donnerait le temps aux gouvernements de trouver une nouvelle forme d'identification plus abordable et plus adaptée aux familles que le passeport. Il invite Ottawa à travailler de concert avec les provinces pour trouver une solution.
Vendredi dernier, le Sénat américain a adopté une motion visant à repousser l'adoption de la loi à 2009. Cet amendement doit cependant obtenir l'aval de la Chambre des représentants et recevoir l'assentiment présidentiel pour avoir force de loi. Et jusqu'à maintenant, le dossier ne semble pas être une priorité pour les élus américains, sauf pour ceux représentant des États qui partagent leur frontière avec le Canada.
La péréquation au menu
Par ailleurs, les premiers ministres du Québec, Jean Charest, et de l'Ontario, Dalton McGuinty, se joindront à leurs homologues de l'Ouest, mercredi, pour discuter de la péréquation. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, devrait aussi se joindre à eux pour entendre leurs revendications.
Déjà, l'Ontario a laissé savoir qu'elle n'avait pas l'intention de payer davantage. L'Alberta refuse pour sa part de participer à la péréquation si Ottawa tient compte des revenus des ressources pétrolières pour redistribuer les richesses du pays.