Michael Ignatieff (archives)
Michael Ignatieff, candidat à la direction du Parti libéral du Canada (PLC), effectue une tournée dans l'est du Québec. Lors de son passage à Matane, samedi, il s'est engagé à réformer le régime d'assurance-emploi et la gestion du système de santé s'il est porté au pouvoir.
En tournée dans l'est du Québec, l'aspirant chef du Parti libéral fédéral affirme que le régime actuel d'assurance-emploi ne fonctionne pas et qu'une réforme globale est nécessaire.
« Je suis de plus en plus convaincu qu'il faut une réforme globale de l'assurance-emploi, a-t-il déclaré. Nous devons agir, pas seulement pour faire plaisir aux travailleurs saisonniers de Terre-Neuve, de l'Île-du-Prince-Édouard ou de la Gaspésie, mais bien pour toutes les régions du pays. »
Le député d'Etobicoke-Lakeshore estime que le régime actuel ne fonctionne pas, citant l'exemple de l'Ontario où seulement le quart des travailleurs est admissible aux prestations. « Il faut cesser d'apporter des ajustements et repenser l'assurance-emploi afin de revoir les conditions d'admission. Un des buts du fédéral, c'est de garantir un revenu pour tous les Canadiens, pas de les envoyer sur l'aide sociale. »
En matière de soins de santé, l'aspirant chef libéral n'est pas séduit par l'idée d'imposer un ticket modérateur, lancée récemment par le père du régime québécois d'assurance-maladie, Claude Castonguay. « Notre système national est très mal géré et il faut une réforme en profondeur. Puis, nous investirons dans sa gestion pour en assurer l'efficacité », pense-t-il.
Par ailleurs, M. Ignatieff reconnaît l'existence du déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces et souhaite le régler, « si possible ». « Les budgets de plusieurs provinces dépendent des décisions fédérales. Ottawa fait des surplus alors que les coûts de santé et d'éducation explosent. Il faut faire quelque chose. »
Enfin, le député ontarien a réitéré son attachement pour un Canada uni, tout en s'engageant à adopter une « position claire » sur le développement régional. « Je ne peux admettre que le pays soit divisé. Pour moi, l'unité nationale va du nord au sud, d'est en ouest, de Montréal aux régions. J'entends proposer un programme de centre-gauche où responsabilité fiscale et partenariat se rejoignent », a-t-il dit.