
![]() Photo: La Presse Canadienne /Andrew Vaughan Joe Volpe |
Natif d'Italie, il se présentait comme le candidat de la diversité canadienne.
D'entrée de jeu, il a annoncé qu'il entendait d'ailleurs recruter de nouveaux membres auprès des communautés culturelles.
Joueur important au sein du Parti libéral du Canada, Joe Volpe est resté jusqu'au bout, malgré deux controverses entourant sa campagne.
Le candidat fait notamment face à des allégations de méthodes de recrutement douteuses. En septembre, une enquête du Toronto Star a révélé 75 cas problématiques. Certains nouveaux membres n'auraient pas payé leur adhésion au parti, d'autres encore auraient reçu une carte de membre sans le demander, et deux cartes auraient été émises à des personnes décédées. Le candidat a été réprimandé après avoir pu éviter l'amende qu'on lu iavait initialement imposée.
M. Volpe s'est défendu en parlant d'« anomalies » et d'« erreurs », laissant entendre qu'il était victime d'une campagne de salissage de certains adversaires, car il n'était pas le choix de l'establishment du parti. Il a en outre suggéré que son statut d'immigré n'y était pas étranger.
Par ailleurs, en mai dernier, le NPD a déposé une plainte à l'endroit de M. Volpe auprès du Directeur général des élections. Il est soupçonné d'avoir contourné les règles entourant le financement des courses à la direction. Les médias ont révélé d'une part qu'au moins cinq adolescents, dont deux de 11 ans, avaient contribué à sa campagne pour un montant de 5400 $ chacun, qui est la contribution maximale autorisée. La loi autorise les mineurs à commanditer un candidat, mais la somme donnée fait dire à certains qu'ils ont plutôt servi de prête-nom. Le candidat a remboursé 227 000 $.
D'autre part, les trois quarts des dons reçus (en date de mai 2006), provenaient de dirigeants d'Apotex ou de leurs familles. Comme la loi interdit dorénavant les contributions des entreprises, certains estiment qu'il y a matière à enquête.
À l'été, il a perdu son directeur de campagne nationale, Jim Karygiannis, après avoir exprimé un appui sans faille à Israël dans le conflit qui opposait l'État hébreu au mouvement libanais Hezbollah.
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J'ai des connaissances touristiques de divers pays, mais moi, j'aime le Canada. Je n'ai aucune envie de sortir de mon pays.
Joe Volpe... hors des questions battues: une entrevue à lire ou à écouter — |
Joe Volpe faisait partie des principaux organisateurs politiques de Paul Martin. Partisan d'un fédéralisme à la Trudeau, il s'est opposé à la place, trop grande selon lui, que le premier ministre Stephen Harper accorde au Québec. Il a occupé les portefeuilles des Ressources humaines et du Développement des compétences, puis de la Citoyenneté et de l'Immigration en plus d'être ministre responsable de l'Ontario et de Toronto.
En 2005, il s'est retrouvé au coeur de deux controverses, l'une pour avoir comparé les conservateurs au Ku Klux Klan, l'autre pour de somptueuses dépenses au restaurant. La Fédération canadienne des contribuables lui a d'ailleurs attribué un prix citron pour gaspillage de fonds publics.
Avant sa vie politique, il a oeuvré dans le milieu scolaire. Marié, il est père de quatre enfants.
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En bref
* Chacun des candidats a été contacté par l'entremise de son bureau de campagne afin qu'il détermine les enjeux qu'il compte défendre en priorité au cours de cette course à la direction. Au besoin, les réponses ont été complétées en consultant le site Internet des candidats. |
Site du Parlement canadien.
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