
![]() Photo: La Presse Canadienne /Fred Chartrand |
Transfuge néo-démocrate, il figurait néanmoins dans les favoris de la course à la direction, engageant la lutte à son ami Michael Ignatieff, qui a été son colocataire pendant ses études universitaires à Toronto.
Trois candidats se sont désistés en sa faveur. Il pouvait compter sur l'aide de son frère John et d'Eddy Goldenberg, deux anciens collaborateurs de Jean Chrétien, et de l'ancien ministre de la Justice, Martin Cauchon, un autre proche de l'ex-premier ministre.
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Quelques appuis
Les anciens ministres Jacques Saada, Martin Cauchon, Irwin Cotler et Jane Stewart, de même que les anciens candidats à la course à la direction Maurizio Bevilacqua, Carolyn Bennett et Hedy Fry. |
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Laurier [...] a fait un travail remarquable pour ouvrir le pays et pour donner un sens plus profond de l'identité canadienne.
Bob Rae... hors des questions battues: une entrevue à lire ou à écouter — |
Sa première expérience en politique remonte à 1968, quand il se porte bénévole pour l'équipe de Pierre Elliott Trudeau lors de la course à la direction du PLC.
Son excellent bilan scolaire lui permet d'obtenir une bourse pour étudier à l'Université d'Oxford. Pendant son séjour en Grande-Bretagne, il se sensibilise aux enjeux sociaux, particulièrement au logement social (il aide des squatters à trouver des logements).
À son retour au pays, en 1974, il se joint aux néo-démocrates fédéraux. Il est élu député aux Communes quatre ans plus tard. En 1979, il dépose la motion de censure qui fait tomber le gouvernement minoritaire du progressiste-conservateur Joe Clark.
Il fait le saut sur la scène provinciale ontarienne trois ans plus tard, et devient chef du Nouveau Parti démocratique. Son parti obtient la balance du pouvoir dans un gouvernement libéral minoritaire à l'issue des élections de 1985, même si Bob Rae refuse de former une coalition formelle avec la formation de David Peterson.
Un bilan mémorable
En 1990, il devient le premier premier ministre néo-démocrate de la province. Devant composer avec une situation économique difficile, il prend des décisions qui sont contestées. Extrêmement populaire pendant les six premiers mois de son mandat, il voit sa popularité considérablement chuter, notamment en raison du déficit record d'une dizaine de milliards de dollars engendré par son gouvernement et de la mesure forçant les employés du système public à prendre 10 jours de congé sans solde par an.
L'adoption de mesures de discrimination positive envers les femmes, les autochtones, les minorités ethniques et les handicapés afin d'augmenter leur nombre au sein du secteur public a également reçu un accueil défavorable. En outre, sa tentative d'accorder aux couples gais les mêmes droits que les couples traditionnels a échoué.
Il perd l'élection de 1995 contre le conservateur Mike Harris et retourne alors à la pratique du droit.
Négociateur, médiateur et arbitre
Depuis, il s'est acquitté de plusieurs mandats accordés par le gouvernement fédéral libéral. Il a notamment présidé l'enquête sur l'attentat à la bombe perpétré en 1985 contre le vol 182 d'Air India, contribué à la restructuration de la Croix-Rouge canadienne après l'affaire du sang contaminé et aidé au dénouement du conflit de pêche à Burnt Church, au Nouveau-Brunswick.
Son travail de consultation sur la gouvernance fédérale, mené ici et à l'étranger, a entraîné la création du Forum des Fédérations. Son travail au sein de cet organisme l'a amené à conseiller le gouvernement sri-lankais et le groupe rebelle des Tigres tamouls sur les discussions constitutionnelles. Plus récemment, il a servi de conseiller pour la rédaction de la Constitution irakienne.
Le gouvernement ontarien l'a également mandaté, en 2004, pour mener une étude sur l'instruction supérieure dans la province.
Il se présente comme le défenseur d'un fédéralisme progressiste, respectueux des champs de compétence des provinces, et reconnaît le déséquilibre fiscal. Il a appuyé les accords du lac Meech (1987) et de Charlottetown (1992).
Récemment, il s'est opposé à la motion reconnaissant la nation québécoise lors du conseil général de l'aile québécoise du PLC, en octobre. Il s'est d'ailleurs basé sur les échecs de Meech et Charlottetown pour plaider qu'il était dangereux d'amorcer une autre ronde constitutionnelle. Il a cependant fini par signifier son appui, à reculons toutefois, à la motion du gouvernement Harper reconnaissant que « les Québécois forment une nation au sein d'un Canada uni ». Il n'avait toutefois pas à voter sur cette motion, puisqu'il n'est pas député.
Il est marié et père de trois filles. Il a écrit deux livres, From Protest to Power (ses mémoires politiques), et The Three Questions, qui se veut une réflexion sur les politiques gouvernementales. En 2000, il a été fait officier de l'Ordre du Canada.
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En bref
Lire la réponse complète du candidat >> * Chacun des candidats a été joint par l'entremise de son bureau de campagne afin qu'il détermine les enjeux qu'il compte défendre en priorité au cours de cette course à la direction. Au besoin, les réponses ont été complétées en consultant le site Internet des candidats. L'équipe de M. Rae a répondu par écrit. |
Virage à gauche (élection de Bob Rae à la tête de l'Ontario)
Archives de Radio-Canada, 1990)
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