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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

En profondeur

Scott Brison

Mise à jour le dimanche 3 décembre 2006 à 13 h 59
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Scott Brison

Scott Brison

Photo: La Presse Canadienne /Andrew Vaughan

Scott Brison en était à sa deuxième course à la direction: la première était toutefois pour se porter à la tête du Parti progressiste-conservateur. Il avait alors terminé quatrième.

Seul candidat n'ayant pas encore atteint 40 ans, il était loin d'être le plus inexpérimenté. Entré en politique en 1997 sous la bannière conservatrice, il a laissé son siège trois ans plus tard pour que le chef Joe Clark puisse se présenter lors d'une élection partielle. Il a cependant été réélu la même année.

Premier député conservateur ouvertement gai, et l'un des premiers de la Chambre, il a contesté publiquement ses collègues conservateurs opposés au mariage gai.

J'appuie beaucoup la Charte des droits. Et si Trudeau n'avait pas fait ça à ce moment-là, c'est certain que ce n'aurait pas été possible pour moi de travailler comme ministre et comme politicien ouvert et honnête par rapport à ma vie.
Scott Brison... hors des questions battues:
une entrevue à lire ou à écouter
— 

Fin 2003, il a quitté le parti issu de la fusion entre l'Alliance canadienne et le Parti progressiste-conservateur pour se joindre aux libéraux. Même s'il avait appuyé la fusion, il a expliqué sa décision en disant que la nouvelle formation ne correspondait pas à ses valeurs. Peu après, il a été nommé ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux.

En mars 2006, il a dû se défendre d'avoir livré des informations privilégiées en novembre, la veille de l'énoncé budgétaire sur les fiducies de revenus par son collègue des Finances de l'époque, Ralph Goodale. Il a reconnu avoir envoyé un courriel à un employé de la banque CIBC et admis avoir rencontré à ce sujet la Gendarmerie royale du Canada, qui enquête sur des allégations de délit d'initiés.

Il a fait de l'environnement l'un des principaux enjeux de sa campagne, avec la réforme fiscale. Il était l'un des deux aspirants-chefs ayant appuyé la prolongation de la mission canadienne en Afghanistan.

Avant sa vie politique, il a dirigé deux petites entreprises, de 1987 à 1997.

En bref

  • Député de Kings-Hants (Nouvelle-Écosse)
  • Né en 1967
  • Profession: entrepreneur
  • Mandat aux Communes: quatrième
  • Porte-parole de l'opposition officielle en matière d'environnement
  • Expérience ministérielle: ministre des Travaux publics
  • Principal fait d'armes: candidat à la course à la direction du Parti progressiste-conservateur
  • Point fort: seul candidat des Maritimes, il pouvait faire le plein d'appuis dans ces provinces
  • Faiblesses: transfuge conservateur, il disposait de peu d'appuis dans le parti; a dû se défendre d'avoir livré des informations privilégiées dans la foulée du délit d'initiés entourant le budget Goodale
  • Principaux enjeux défendus*: protéger l'environnement, particulièrement en développant les énergies propres par la voie d'incitatifs fiscaux; développer une économie plus compétitive, notamment par la réforme du système fiscal; donner aux Canadiens des possibilités illimitées sans égard à leur genre, leur orientation sexuelle, leur race ou leur religion; supprimer le clivage ville-campagne, par exemple avec des incitatifs visant à encourager les médecins à exercer dans les régions rurales et en permettant aux citoyens de toutes les régions du pays d'avoir accès à des services comme Internet haute vitesse; renouveler le parti
  • Parle un français hésitant
  • * Chacun des candidats a été contacté par l'entremise de son bureau de campagne afin qu'il détermine les enjeux qu'il comptait défendre en priorité au cours de cette course à la direction. Au besoin, les réponses ont été complétées en consultant le site Internet des candidats. L'équipe de M. Brison a répondu par téléphone et par écrit. La réponse indiquée ici est complète.

    Son site de député

    En anglais seulement.

    Son expérience parlementaire

    Site du Parlement canadien.

    * Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes