Maurizio Bevilacqua, a abandonné la course à la direction du PLC le 14 août dernier, se rangeant derrière Bob Rae. Il a d'ailleurs accepté de présider sa campagne.
Élu pour la première fois en 1988 dans la circonscription de York-Nord, il fait partie des doyens des Communes. Cinq ans plus tard, il a été réélu avec la plus grande marge de l'histoire du pays, recueillant 51 088 votes de plus que son principal rival.
M. Bevilacqua faisait partie de la poignée de candidats parfaitement bilingues de cette course à la direction, mais les deux langues qu'il maîtrise sont l'anglais et l'italien. Natif d'Italie, il a immigré au Canada à l'âge de 11 ans.
Une des figures les plus actives du mouvement pro-Martin, il a été délaissé par le clan de Paul Martin lorsque le premier ministre Jean Chrétien l'a promu au rang de secrétaire d'État, en 2002. Auparavant, il avait occupé diverses fonctions de secrétaire parlementaire et a notamment été président du comité des Communes sur les Finances, de 1997 à 2002.
Se positionnant lui-même au centre de l'échiquier politique, il était toutefois perçu par plusieurs comme le plus à droite des candidats. Il a articulé sa courte campagne autour du thème de la croissance économique, présentée comme un outil pour une plus grande justice sociale.
Il est marié et a deux enfants.
* Chacun des candidats a été contacté par l'entremise de son bureau de campagne afin qu'il détermine les enjeux qu'il compte défendre en priorité au cours de cette course à la direction. Au besoin, les réponses ont été complétées en consultant le site Internet des candidats. Pour sa part, l'équipe de M. Bevilacqua nous a répondu par écrit.