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Michael Ignatieff, candidat à la succession de Paul Martin à la tête du Parti libéral du Canada, était de passage à Québec, lundi.
Le député d'Etobicoke-Lakeshore a entrepris une campagne de séduction dans la province, rencontrant des militants de la Vieille Capitale et accordant des entrevues aux médias. Aucune apparition publique ni de bain de foule n'étaient au programme.
Michael Ignatieff est également venu à Québec en éclaireur. Le PLC a perdu cinq circonscriptions face aux conservateurs dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, lors des dernières élections fédérales. « J'attache une importance centrale à cette région, justement parce qu'il y a eu cette percée importante conservatrice », indique M. Ignatieff. Il croit toutefois que les électeurs de Québec s'apercevront bien vite qu'ils ne partagent pas les valeurs du Parti conservateur: « Les valeurs de progrès social, d'investissement, sont des valeurs plus proches des Québécois que les valeurs bleues. »
Le candidat à la succession de Paul Martin devra encore travailler pour se faire connaître, particulièrement au Québec, où il risque d'être éclipsé par Stéphane Dion, qui a lancé sa campagne au début d'avril.
Toutefois, son plus grand obstacle, comme tous les libéraux au Québec, demeure le scandale des commandites. « Nous avons des défis sérieux à surmonter, mais je prends ces défis très au sérieux. Je crois que l'avenir du Parti libéral du Canada se joue et se jouera au Québec », soutient-il.
L'identité du prochain chef du PLC sera dévoilée en décembre, lors d'un vote des membres du parti, à Montréal.
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