Les libéraux de Jean Charest ont projeté une image d'unité, mercredi, à la sortie du caucus libéral, à Québec.
Le premier ministre souligne l'unité de ses troupes au sujet du projet de développement du Mont-Orford, à la sortie d'un caucus libéral portant sur les déclarations controversées du député Thomas Mulcair.
L'ancien ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, devait s'expliquer à cette réunion sur ses déclarations controversées sur le projet de développement du Mont-Orford.
Le premier ministre Charest a soutenu que le calme était revenu au sein des troupes libérales, y allant même d'une poignée de main avec M. Mulcair. « Nous sommes solidaires et nous avons décidé de travailler ensemble pour régler le dossier », a déclaré le premier ministre.
Cette ambiance contrastait avec celle qui régnait avant le début du caucus. M. Mulcair a alors continué à marteler qu'il n'avait jamais approuvé le projet. « Il manquait un ingrédient important: un ministre prêt à mettre son nom là-dessus. J'ai refusé de mettre mon nom là-dessus », a dit le député de Chomedey.
L'ancien ministre a expliqué que si son équipe avait effectivement travaillé sur des documents législatifs autour du projet, il avait ordonné à ses fonctionnaires de ne rien produire qui portait sa signature.
La ministre Monique Gagnon-Tremblay, députée de Saint-François, dans le secteur du Mont-Orford, a quant à elle réitéré la position du gouvernement Charest comme quoi M. Mulcair avait approuvé le projet. « S'il continue à dire qu'il est contre, il vivra avec ses commentaires », a-t-elle lancé.
Avant d'entrer dans la salle de réunion, M. Mulcair a affirmé que malgré ces différends, il avait décidé de rester député. À la sortie du caucus, après un point de presse aux côtés de Jean Charest, il a rapidement tourné les talons. « Les discussions ont été franches », s'est-il contenté de dire.
Motion rejetée
Par ailleurs, l'Assemblée nationale a rejeté par 64 votes contre 38 une motion qui demandait au gouvernement Charest de renoncer ou à tout le moins de réviser le projet de développement du Mont-Orford.
Ni Thomas Mulcair, ni le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, n'ont pris part à ce vote.
Les députés du Parti québécois et ceux de l'Action démocratique du Québec ont appuyé cette motion, déposée par le député péquiste de Verchères, Stéphane Bergeron. Ce dernier estime que la vente de terrains du Mont-Orford n'est pas conforme aux lois québécoises.