Le Centre de recherche et d'informations sur le Canada, une des branches du CUC.
Le Conseil de l'unité canadienne (CUC) veut se battre pour sa survie, même si le gouvernement fédéral a décidé de lui retirer son financement.
L'organisme faisant la promotion de la dualité canadienne songe à faire appel au secteur privé pour maintenir son financement, aboli par le gouvernement fédéral.
En entrevue au quotidien The Gazette, le porte-parole de l'organisme, Peter Cowan, a indiqué que le CUC étudiait maintenant la possibilité de se tourner vers le secteur privé pour poursuivre ses opérations. « Une chose est claire, nos dirigeants et les personnes qui nous appuient au Canada ne veulent pas mettre la clé sous la porte », a-t-il dit.
Les fonds provenant d'Ottawa représentaient 80 % du budget annuel de 16 millions de dollars du CUC. L'organisme employait 80 personnes au pays, dont 21 à Montréal.
Le CUC est sur la sellette pour avoir mis sur pied Option Canada, un organisme paravent doté d'un budget de 5 millions de dollars, lors de la campagne référendaire de 1995 au Québec. Le directeur général des élections du Québec a d'ailleurs ouvert une enquête, non publique, sur Option Canada, à la suite de la publication d'un livre détaillant des dépenses illégales effectuées par l'organisme pour promouvoir le non au référendum de 1995.
Créé en 1964, le CUC se présente comme une organisation non partisane faisant la promotion de la dualité canadienne. Ses activités comprennent notamment de la recherche, des rencontres, des conférences et un programme d'échange pour étudiants.