Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Politique

Mise à jour le mardi 21 mars 2006 à 6 h 05
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Québec

Pauline Marois s'en va

Pauline Marois

L'ancienne ministre péquiste Pauline Marois quitte la politique active. Elle a annoncé sa démission de son poste de députée de Taillon, lundi, à l'Assemblée nationale.

Mme Marois a rendu hommage aux premiers ministres sous lesquels elle a servi, René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry, ainsi qu'à deux de ses collègues ex-ministres, Lise Payette et Louise Harel.

Elle a dit qu'elle sentait le besoin de se ressourcer, à la suite de sa défaite dans la course à la direction du Parti québécois. « Le coeur n'y est plus, a-t-elle dit, la passion ne m'habite plus pour faire le travail de député ».

Elle affirme malgré tout vouloir continuer à militer activement pour le PQ. Elle a réaffirmé sa confiance envers le nouveau chef, André Boisclair, que les militants lui ont préféré lors de la course à la succession de Bernard Landry. Elle se dit plus convaincue que jamais de la nécessité de l'indépendance du Québec.

Pas de signification politique

Pauline Marois

En point de presse, la députée démissionnaire a dit n'éprouver aucune inquiétude pour l'avenir du PQ, qui a toujours su selon elle se relever après des moments difficiles. Elle se dit persuadée aussi de voir le parti réaliser la souveraineté.

Elle a dit qu'il ne fallait pas chercher de signification politique à son départ, et qu'elle avait simplement le sentiment d'être allée au bout de son chemin, de son engagement. Mme Marois dit n'avoir aucun projet précis à court terme. « Je m'en vais dans mon jardin », assure-t-elle.

Elle a précisé qu'elle avait apprécié en particulier son passage au ministère de l'Éducation, à cause de l'importance de ce ministère. Elle a ajouté qu'elle était très fière des politiques familiales qu'elle a collaboré à implanter, des Centres de la petite enfance tout particulièrement.

Longue carrière

Mme Marois a été élue pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1981 dans la circonscription de La Peltrie.

En 1994, elle s'est présentée dans la circonscription de Taillon, où elle a toujours été réélue depuis. Mme Marois a notamment occupé les postes de ministre de l'Éducation et des Finances au sein des gouvernements du Parti québécois.

Elle a tenté de se faire élire à la direction du PQ l'automne dernier pour succéder à Bernard Landry. Elle est arrivée deuxième au premier tour, derrière le nouveau chef André Boisclair.

Depuis l'élection de M. Boisclair, elle occupait la fonction de porte-parole de l'opposition en matière de relations internationales.

Tristesse

André Boisclair

André Boisclair

Commentant le départ de Pauline Marois, André Boisclair a refusé d'y voir un phénomène d'érosion de l'équipe du PQ, considérant plutôt qu'il s'inscrit dans une opération de renouveau au Parti québécois.

M. Boisclair a précisé que le parti avait appris des remous provoqués à l'époque par le départ tumultueux des Guy Chevrette et Jacques Brassard. Il dit vouloir effectuer cette délicate opération de renouveau avec tact et intelligence.

Le chef péquiste a rendu hommage à Mme Marois, disant d'elle qu'elle est une femme d'honneur qui a su se mettre au service du PQ et faire avancer la société québécoise. Il dit accueillir sa démission avec tristesse.

Le chef du PQ s'est par ailleurs montré peu empressé à tenter de se faire élire dans la circonscription de Taillon, invitant plutôt des femmes à se présenter.

Héritage

Jean Charest

Dans son discours, le premier ministre Jean Charest a souligné la carrière exceptionnelle de Pauline Marois, qui a selon lui ouvert des portes aux femmes du Québec.

Rappelant les réalisations de Mme Marois, le premier ministre a dit qu'elle laissait derrière elle un très bel héritage.

Il lui a souhaité de continuer à inspirer les Québécois, en particulier les Québécoises.

Assemblée nationale du Québec

Biographie de Pauline Marois

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