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L'ancienne ministre péquiste Pauline Marois quitte la politique active. Elle a annoncé sa démission de son poste de députée de Taillon, lundi, à l'Assemblée nationale.
Mme Marois a rendu hommage aux premiers ministres sous lesquels elle a servi, René Lévesque, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry, ainsi qu'à deux de ses collègues ex-ministres, Lise Payette et Louise Harel.
Elle a dit qu'elle sentait le besoin de se ressourcer, à la suite de sa défaite dans la course à la direction du Parti québécois. « Le coeur n'y est plus, a-t-elle dit, la passion ne m'habite plus pour faire le travail de député ».
Elle affirme malgré tout vouloir continuer à militer activement pour le PQ. Elle a réaffirmé sa confiance envers le nouveau chef, André Boisclair, que les militants lui ont préféré lors de la course à la succession de Bernard Landry. Elle se dit plus convaincue que jamais de la nécessité de l'indépendance du Québec.
Pas de signification politique
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En point de presse, la députée démissionnaire a dit n'éprouver aucune inquiétude pour l'avenir du PQ, qui a toujours su selon elle se relever après des moments difficiles. Elle se dit persuadée aussi de voir le parti réaliser la souveraineté.
Elle a dit qu'il ne fallait pas chercher de signification politique à son départ, et qu'elle avait simplement le sentiment d'être allée au bout de son chemin, de son engagement. Mme Marois dit n'avoir aucun projet précis à court terme. « Je m'en vais dans mon jardin », assure-t-elle.
Elle a précisé qu'elle avait apprécié en particulier son passage au ministère de l'Éducation, à cause de l'importance de ce ministère. Elle a ajouté qu'elle était très fière des politiques familiales qu'elle a collaboré à implanter, des Centres de la petite enfance tout particulièrement.
Longue carrière
Mme Marois a été élue pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1981 dans la circonscription de La Peltrie.
En 1994, elle s'est présentée dans la circonscription de Taillon, où elle a toujours été réélue depuis. Mme Marois a notamment occupé les postes de ministre de l'Éducation et des Finances au sein des gouvernements du Parti québécois.
Elle a tenté de se faire élire à la direction du PQ l'automne dernier pour succéder à Bernard Landry. Elle est arrivée deuxième au premier tour, derrière le nouveau chef André Boisclair.
Depuis l'élection de M. Boisclair, elle occupait la fonction de porte-parole de l'opposition en matière de relations internationales.
Tristesse
![]() André Boisclair |
Commentant le départ de Pauline Marois, André Boisclair a refusé d'y voir un phénomène d'érosion de l'équipe du PQ, considérant plutôt qu'il s'inscrit dans une opération de renouveau au Parti québécois.
M. Boisclair a précisé que le parti avait appris des remous provoqués à l'époque par le départ tumultueux des Guy Chevrette et Jacques Brassard. Il dit vouloir effectuer cette délicate opération de renouveau avec tact et intelligence.
Le chef péquiste a rendu hommage à Mme Marois, disant d'elle qu'elle est une femme d'honneur qui a su se mettre au service du PQ et faire avancer la société québécoise. Il dit accueillir sa démission avec tristesse.
Le chef du PQ s'est par ailleurs montré peu empressé à tenter de se faire élire dans la circonscription de Taillon, invitant plutôt des femmes à se présenter.
Héritage
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Dans son discours, le premier ministre Jean Charest a souligné la carrière exceptionnelle de Pauline Marois, qui a selon lui ouvert des portes aux femmes du Québec.
Rappelant les réalisations de Mme Marois, le premier ministre a dit qu'elle laissait derrière elle un très bel héritage.
Il lui a souhaité de continuer à inspirer les Québécois, en particulier les Québécoises.
Biographie de Pauline Marois
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