Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Politique

Mise à jour le vendredi 17 mars 2006 à 23 h 25
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Montréal

Fin de la visite de Douste-Blazy

Le ministre des Affaires étrangères de la France, Philippe Douste-Blazy

De passage à Montréal, vendredi, le ministre des Affaires étrangères de la France, Philippe Douste-Blazy, a déclaré que l'Union européenne n'avait fait que valider la volonté de la population du Monténégro en fixant à 55 % le seuil de reconnaissance pour le référendum sur la souveraineté qui se tiendra dans cette province de la Serbie, en mai prochain.

« En aucun moment, vous ne pouvez comparer avec un autre pays, en l'occurrence avec le Canada, et à aucun moment vous ne pouvez penser qu'il y a un choix européen de mettre 55 %. Ce n'est jamais venu de l'Union européenne cette histoire », a affirmé le chef de la diplomatie française, précisant ainsi les déclarations qu'il avait faites à ce sujet, la veille, à Ottawa.

En revanche, le ministre n'a pas voulu commenter le consensus exprimé cette semaine par les trois partis politiques de l'Assemblée nationale du Québec, qui ont réagi à cette nouvelle en affirmant leur adhésion à la règle du 50 % plus un.

« Jamais nous ne rentrerons dans la vie politique intérieure du Canada, a-t-il affirmé. Vous êtes souverains, vous avez un pays qui est organisé, il y a un gouvernement fédéral et des provinces. »

Le ministre a ensuite repris la formule diplomatique française d'usage dans ce dossier, affirmant que « tout ce que le Québec choisira, la France l'accompagnera ».

Rencontre avec le premier ministre Charest

Le ministre des Affaires étrangères de la France, Philippe Douste-Blazy, a rencontré le premier ministre Jean Charest.

Au lendemain de sa rencontre avec son homologue canadien Peter MacKay, à Ottawa, le chef de la diplomatie française s'est entretenu avec le premier ministre québécois, Jean Charest. M. Douste-Blazy a promis « un geste symbolique fort » pour la célébration, en 2008, du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.

Le ministre français a loué la défense de la langue française au Québec et au Canada. « Nous sommes très admiratifs du combat mené sur la langue française, ici, en Amérique du Nord. Vous nous donnez des leçons de combat pour la langue et nous vous en remercions », a-t-il dit.

Les deux hommes ont également discuté de la reconnaissance des diplômes entre la France et le Québec, en particulier dans le domaine médical. Il a aussi été question de l'attribution du contrat des wagons du métro de Montréal que Bombardier cherche à obtenir sans appel d'offre au détriment de la firme française Alstom.

M. Douste-Blazy a confirmé sa rencontre, vendredi soir, avec Alain Juppé, l'ancien premier ministre français qui enseigne depuis août dernier à l'École nationale d'administration publique (ENAP) de Montréal. Selon lui, M. Juppé « fait partie de ces hommes politiques dont la France a tant besoin ».

Procotole de Kyoto: la France s'inquiète

Le ministre des Affaires étrangères de la France, Philippe Douste-Blazy, a rencontré son homologue Peter Mackay à Ottawa.

Le chef de la diplomatie française a indiqué que la France et plusieurs pays de l'Union européenne sont « inquiets » de la position ambiguë du gouvernement conservateur de Stephen Harper en ce qui a trait au protocole de Kyoto et à la détermination du Canada de lutter contre les gaz à effet de serre (GES).

Selon le ministre français, Ottawa doit au contraire « donner l'exemple » en Amérique du Nord et jouer un « rôle important » dans le domaine environnemental.

Coincé par la signature du précédent gouvernement libéral, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a promis de ne pas se retirer du protocole de Kyoto, même s'il estime que ses objectifs sont irréalistes pour le Canada.

Un nouveau plan de lutte contre la pollution doit être élaboré au cours des prochains mois. Dans le protocole de Kyoto, la cible canadienne de réduction des GES a été fixée à 6 % sous le niveau de 1990, d'ici à 2012. Mais les émissions du Canada ont en réalité augmenté de 24 % depuis 1990, ce qui signifie que le véritable objectif est une réduction de 30 %.

Pour aider le Canada à améliorer son bilan en matière de GES, le gouvernement français a offert son énergie nucléaire civile.


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