Le vérificateur général enquêtera

Michel Audet Michel Audet

Le gouvernement du Québec a décidé de confier au vérificateur général le mandat d'examiner les pratiques d'affaires de la Société des alcools du Québec.

Le ministre des Finances, Michel Audet, confie au vérificateur général le mandat de vérifier les politiques commerciales de la Société des alcools du Québec.

Le ministre des Finances, Michel Audet, explique que les politiques d'achat et de mise en marché, les mécanismes de fixation des prix, les comparaisons avec les pratiques ontariennes et le rôle des intermédiaires feront l'objet d'un examen particulier de la part du vérificateur général.

M. Audet, a déclaré, jeudi midi, qu'il répondait ainsi à la demande du conseil d'administration de la SAQ.

Mercredi, le PDG de la SAQ, Sylvain Toutant, avait pourtant affirmé qu'il n'y avait pas de problème de gestion à la société d'État.

Sylvain Toutant Sylvain Toutant

M. Toutant réagissait aux allégations de gonflement des prix de produits de spécialité. Il a déclaré qu'il n'avait n'a pas l'intention de revoir la politique d'écart des prix entre les produits réguliers et ceux de spécialité.

Cette politique, a-t-il précisé, existe depuis trois ans, mais n'a été mise en place que cet automne.

La Presse révélait mercredi l'existence d'une directive qui exige de ses fournisseurs que les produits spécialisés soient vendus automatiquement plus cher de 25 % que les produits réguliers.

M. Toutant affirme que cette règle ne s'applique qu'à des produits haut de gamme.

Il a en outre écarté l'idée de démissionner.

Le PQ réclame la démission du PDG de la SAQ

De son côté, le Parti québécois exige la démission du PDG de la SAQ et de son président du conseil d'administration, Raymond Boucher.

François Legault François Legault

Selon le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, François Legault, les controverses qui s'accumulent à la SAQ remettent en question la crédibilité de la société d'État.

M. Legault soutient que M. Toutant a caché des faits, notamment sur le système de bonis accordés aux dirigeants.

Au sujet de M. Boucher, le député de Rousseau juge « inacceptable que le président du conseil d'administration ait accordé un niveau record de bonis l'an dernier alors qu'elle n'avait pas atteint ses objectifs. »

Même son de cloche du côté de l'Action démocratique du Québec, qui demande elle aussi des changements à la direction de la SAQ.

Selon Mario Dumont « si la lumière n'est pas faite et si les changements chez les hauts dirigeants n'arrivent pas rapidement, le gouvernement devra mettre la SAQ en tutelle. »

Un conseil proche du PLQ

Par ailleurs, le quotidien La Presse rapporte, jeudi matin, que sept des huit membres du conseil d'administration de la SAQ ont contribué à la Caisse du Parti libéral du Québec entre 2000 et 2004.Ensemble, ils auraient versé près de 40 000 $.