Bloc et PQ dénoncent le silence de Stephen Harper

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, dénonce le silence du premier ministre Stephen Harper.

Le Bloc québécois et le Parti québécois condamnent le silence de Stephen Harper à la suite de sa rencontre avec Jean Charest. André Boisclair y voit un échec pour le premier ministre québécois.

Gilles Duceppe Gilles Duceppe

Commentant la rencontre du premier ministre avec le premier ministre Jean Charest du Québec, M. Duceppe s'en est pris à M. Harper, parce que celui-ci a refusé de rendre compte de son tête-à-tête avec le premier ministre du Québec.

Pour M. Duceppe, l'attitude du premier ministre fédéral traduit un « manque de transparence désolant ».

Le chef du Bloc précise qu'il ne demande pas au nouveau premier ministre de dire immédiatement comment il va régler les problèmes, mais au moins de faire part de l'état de la situation et du résultat des discussions, pour savoir où il s'en va au sujet des promesses de la dernière élection.

M. Duceppe critique également le silence de M. Harper sur plusieurs cas soulevés depuis le 6 février, entre autres les allégations de conflit d'intérêts à l'encontre du ministre de la Défense Gordon O'Connor, le passage chez les conservateurs du transfuge David Emerson, la nomination d'un non-élu, Michael Fortier au Cabinet et celles d'unilingues anglophones au ministère du Patrimoine et au Secrétariat d'État à la Francophonie.

Le chef du Bloc demande à Stephen Harper de dire où il en est sur la question du déséquilibre fiscal, de l'abandon des ententes sur les services de garde, le financement de l'éducation postsecondaire, le protocole de Kyoto et la place du Québec à l'UNESCO.

Échec, dit le PQ

André Boisclair André Boisclair

Le chef du Parti québécois, André Boisclair, dénonce lui aussi le mutisme du premier ministre fédéral et considère la visite à Ottawa du premier ministre Charest comme un échec.

Selon lui, M. Charest n'est même pas parvenu à convaincre M. Harper de s'exprimer sur des questions qui sont au coeur des débats au Québec, comme le déséquilibre fiscal, le protocole de Kyoto, la place du Québec sur la scène internationale et les services de garde, ce dernier dossier risquant de priver le Québec de 807 millions de dollars au cours des prochaines années.

M. Boisclair estime qu'un malaise est en train de s'installer entre Québec et Ottawa sur ces dossiers.