Pas de mea culpa pour Paul Martin

Même pressé de questions par les journalistes, le chef libéral Paul Martin a refusé jeudi de revenir sur le résultat des élections du 23 janvier, qui ont vu les conservateurs de Stephen Harper ravir le pouvoir aux libéraux.

Dans son dernier point de presse en tant que premier ministre, le chef libéral refuse de s'expliquer sur les raisons de la défaite électorale du 23 janvier, tout en blâmant le scandale des commandites pour la faible performance des libéraux au Québec.

Paul Martin Paul Martin

Mise à part une brève déclaration à la sortie de sa dernière réunion du Cabinet mercredi, il s'agissait de la première rencontre de M. Martin avec la presse depuis le 23 janvier.

Plutôt que de s'expliquer sur les raisons de la défaite libérale, le premier ministre démissionnaire a préféré insister sur les bonnes réalisations de son mandat à la direction du pays, qui ont fait évoluer le fédéralisme selon lui, comme les ententes sur les garderies, les villes et la santé.

Évoquant le recul de son parti au Québec, M. Martin a déclaré que la question des commandites avait frappé durement le PLC. « « J'ai toujours dit que je comprends la colère des Québécois », a-t-il dit. Il a ajouté qu'il ne regrettait absolument pas d'avoir commandé l'enquête du juge Gomery, même si elle s'est révélée politiquement néfaste pour son parti.

Dans l'immédiat, le premier ministre démissionnaire a promis de défendre bec et ongles l'entente sur le mieux-être des Autochtones conclue à Kelowna à la fin de l'année dernière. Le premier ministre désigné, Stephen Harper, a déjà indiqué qu'il voulait revenir sur cette entente.

M. Martin a indiqué qu'il entendait rester député de LaSalle-Émard jusqu'au déclenchement des prochaines élections. Il envisage de travailler sur la scène internationale.