Dans une lettre publiée jeudi matin dans des journaux, l'ancien vice-premier ministre du Canada John Manley affirme qu'il ne sera pas candidat pour succéder au chef démissionnaire du parti libéral, Paul Martin. M. Manley invoque des raisons personnelles.
Dans une lettre publiée dans des journaux, l'ex-vice-premier ministre affirme qu'il ne sera pas candidat pour succéder à Paul Martin. Il invoque des raisons personnelles. Il écrit aussi que les libéraux devront mettre de côté leur arrogance.
Lors de l'investiture libérale de 2003, il s'était présenté contre Paul Martin mais s'était retiré de la vie publique, en se joignant à un cabinet d'avocats.
Dans un texte très critique, M. Manley écrit que les libéraux fédéraux devront mettre de côté leur arrogance pour redevenir acceptables aux yeux des Canadiens.
« Si les libéraux croient que de meilleures stratégies et tactiques de campagne sont tout ce qui leur a manqué pour conserver le pouvoir, écrit M. Manley, ils rateront l'occasion de faire l'autocritique qu'une défaite électorale devrait susciter. »
M. Manley poursuit, tout aussi virulent: « les libéraux doivent reconnaître la perte de confiance qui s'est produite au sein de la population canadienne. (...) les Canadiens en ont assez d'un parti au pouvoir qui semble perpétuellement sous le coup d'une enquête. De plus, la conviction du parti libéral que ses valeurs étaient plus près de celles des Canadiens et que le pays n'élirait jamais Stephen Harper, était non seulement arrogante, mais erronée d'un point de vue stratégique. »
M. Manley croit aussi que le Parti libéral n'est pas à l'écoute de la population, de la classe moyenne : « Les électeurs (...) ont plutôt entendu une référence au "pop-corn et à la bière", ce qui n'a pu que leur sembler arrogant. »
Enfin, M. Manley estime que le parti devra refaire son unité après la guerre entre les clans Chrétien et Martin.