L'ADQ souhaite l'intervention du privé

Mario Dumont

Les 250 membres de l'Action démocratique du Québec (ADQ), réunis en conseil général sur la Rive-Sud de Montréal pour la fin de semaine, ont adopté samedi une série de propositions en faveur de l'intervention du privé dans le système de santé.

Les membres de Action démocratique du Québec, réunis sur la Rive-Sud de Montréal, adoptent une série de propositions qui ouvriraient la porte au secteur privé dans le réseau de la santé.

Ainsi, un gouvernement adéquiste permettrait des contrats privés d'assurance portant sur des services déjà assurés par le régime public de la Régie de l'assurance-maladie.

Cette proposition donne suite au jugement de la Cour suprême qui a validé, en juin dernier, le droit d'un citoyen de recourir à l'assurance privée pour se faire soigner.

L'ADQ favorise également une utilisation élargie des équipements techniques des hôpitaux, qui pourraient ainsi être loués à des médecins en dehors des heures régulières, comme le soir ou les fins de semaine.

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En outre, le parti de Mario Dumont souhaite que les médecins puissent exercer en pratique privée après avoir offert une charge de travail normale dans le régime public, et que les citoyens puissent recourir à des soins privés si le système public ne peut les soigner à l'intérieur de délais médicalement acceptables.

Ainsi, la loi serait modifiée pour forcer le gouvernement à assurer le coût d'une opération effectué dans le secteur privé, au Québec ou dans le reste du Canada, selon les barèmes établis.

M. Dumont a reconnu qu'avec ces mesures, le salaire des médecins augmentera. « Cela va augmenter la quantité de soins disponibles. [...] Le personnel de la santé va donc être payé plus », a-t-il dit.

Selon lui, il y aura également moins de médecins du Québec qui voudront déménager aux États-Unis ou en Ontario.

Situation financière difficile

L'ADQ est aux prises avec une dette accumulée de 1,5 million de dollars auprès de la Banque nationale, et éprouve des difficultés à la rembourser. « La situation financière est difficile, mais pas précaire », a admis samedi le directeur général du parti, Sébastien Proulx.

Selon le Journal de Montréal, la formation de Mario Dumont est en mesure de rembourser ses dettes grâce aux allocations annuelles de 500 000 $ que lui verse le Directeur général des élections.

« On paye nos intérêts rubis sur l'ongle, et on rembourse du capital si possible. La banque n'est pas inquiète de notre situation financière », a soutenu M. Proulx.

Baisse du nombre de membres

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Par ailleurs, l'ADQ n'a vendu que 924 cartes de membres l'an dernier, selon le rapport financier annuel déposé chez le DGE.

Cependant, les dirigeants du parti soutiennent que la situation s'est améliorée. « On compte sur au moins 10 000 membres et sympathisants », a affirmé le chef Mario Dumont.

En dépit de ces problèmes d'argent et d'effectif, le député de Rivière-du-Loup demeure optimiste face à l'avenir. « Si on fait nos devoirs, la prochaine fois, les portes sont ouvertes pour nous », a-t-il dit.

« Notre conviction la plus profonde: il n'y a rien de joué pour chacun des trois partis politiques du Québec », a poursuivi le chef de l'ADQ.

Mario Dumont a évoqué le « bilan nul et désastreux » du Parti libéral du Québec et la « vision dépassée » du Parti québécois. « Chaque parti travaille avec ce qu'il a », a-t-il soutenu, ajoutant tout de même que les libéraux n'étaient pas encore défaits.

Deux défis pour le PQ

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Le chef adéquiste estime que deux défis majeurs se posent au PQ. D'abord, le nouveau chef André Boisclair devra faire son entrée à l'Assemblée nationale le plus rapidement possible, en se portant candidat lors d'une élection complémentaire.

Ensuite, le PQ devra « prendre des positions claires et précises » sur les questions qui intéressent les citoyens, comme la santé ou l'éducation.

Marion Dumont juge en effet que le PQ ne pourra faire porter la prochaine campagne électorale uniquement sur le dossier constitutionnel parce que les électeurs en ont assez de ce dossier.

« André Boisclair est sous surveillance de la vieille garde du parti, un parti qui a mal vieilli et qui a gardé son discours accroché au passé », a-t-il fait valoir.