
Course à la direction du PQ
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Pauline Marois
Traçant le bilan de la campagne qui s'achève, Pauline Marois a affiché une attitude optimiste quant à l'issue de la course à la direction du Parti québécois.
Au cours d'un point de presse tenu jeudi à Montréal, la députée de Taillon a déclaré qu'elle se croyait en mesure de l'emporter dès le premier tour de scrutin.
« Je sens que le vent a tourné et est en train de tourner », a-t-elle déclaré, à trois jours du début du vote téléphonique pour choisir le nouveau chef du PQ. Mme Marois dit avoir senti que les choses prenaient une nouvelle tournure lorsqu'elle a reçu publiquement l'appui d'une centaine de femmes des milieux syndical, communautaire, culturel et social. Elle croit que cela a attiré davantage l'attention sur sa candidature et obligé des gens à pousser plus loin leur réflexion.
Elle reconnaît par ailleurs que des gens ont pu se tourner vers elle à cause de la controverse au sujet de la consommation passée de cocaïne d'André Boisclair.
Gilbert Paquette se retire de la course

Gilbert Paquette a expliqué sa décision sur les ondes de RDI.
Présent au point de presse de Mme Marois, Gilbert Paquette a annoncé qu'il se désistait en sa faveur.
« Mme Marois est la personne toute désignée pour mener le Parti québécois à la victoire aux prochaines élections », a déclaré M. Paquette en entrevue à RDI.
Il estime que Mme Marois est la personne la plus apte à rassembler le PQ et les souverainistes. Il a d'ailleurs l'intention de jouer un rôle actif à ses côtés.
Pour M. Paquette, André Boiclair représente un risque sérieux en raison de son passé et du virage à droite qu'il risque de donner au Parti québécois.
Mercredi, Mme Marois a aussi reçu l'appui d'un autre candidat, Pierre Dubuc, qui a choisi de rester dans la course, mais a invité ses partisans à se rallier à la seule femme de la course au deuxième tour.
André Boisclair a pour sa part obtenu, mercredi, le soutien du candidat Ghislain Lebel, qui reste lui aussi sur les rangs, tout en conviant ses partisans à voter pour M. Boisclair au deuxième tour.
Duceppe commente les propos de Marois

Gilles Duceppe
De son côté, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, est revenu sur les déclarations de Pauline Marois, qui a évoqué cinq années de perturbations au lendemain d'un oui. « Évitons ces déclarations apocalyptiques, que j'entends souvent de certains libéraux fédéraux », a-t-il dit. La principale intéressée refuse d'y voir un désaveu à son endroit.
Le chef bloquiste s'est ensuite porté à la défense d'André Boisclair, demandant que cessent toutes les rumeurs alimentées par certains candidats: « Il faut dénoncer cela. Sinon on peut, avec un mot, faire une réputation horrible à quelqu'un. »
Richard Legendre affirme que sa victoire est possible

Richard legendre
Dressant lui aussi le bilan de sa campagne, Richard Legendre a dit ne pas endosser les allégations selon lesquelles sa campagne n'a jamais pris son envol.
M. Legendre a rappelé qu'il avait obtenu l'appui de l'ancien ministre péquiste Jean Campeau, de cinq députés du Bloc québécois et même de Greenpeace, qui l'a félicité pour avoir présenté la meilleure plateforme environnementale.
Il dit avoir reçu un accueil extraordinaire sur le terrain, au cours des cinq mois qu'a duré la campagne, et dit croire à une victoire au deuxième tour.
Les membres du Parti québécois désigneront le successeur de Bernard Landry par scrutin téléphonique, du 13 au 15 novembre. Ils devront choisir entre les huit candidats toujours en lice.