Les candidats à la direction du Parti québécois disposaient d'une dernière chance pour se faire valoir auprès des membres, alors que se déroulait mercredi soir à Gatineau le septième et ultime débat, consacré à la santé.
À quatre jours du début du vote qui permettra aux militants du Parti québécois de se choisir un nouveau chef, les candidats ont débattu, pour une septième et dernière fois, à Gatineau, sur le thème de la santé.
À quatre jours du début du vote au cours duquel les militants du Parti québécois se choisiront un nouveau dirigeant, l'importance de rester unis est ressortie à plusieurs reprises dans les propos des aspirants à la succession de Bernard Landry.
L'unité était aussi palpable dans les positions des candidats au sujet de la santé. Tous ont souligné l'importance de la prévention des maladies. Un consensus semblable est ressorti afin de dénoncer l'éventuelle privatisation du système de santé.
Seul Richard Legendre a maintenu une certaine pression sur Pauline Marois, en continuant de souligner les récentes déclarations de la députée de Taillon, selon qui un Québec souverain vivrait cinq années de perturbation. Il a cette fois demandé si le système de santé d'un Québec souverain connaîtrait des années de turbulence.
Mme Marois a répondu en continuant de parler d'« effervescence », plutôt que de « turbulence ». Elle a donné en exemple la mise en place du système d'assurance-maladie, qui, a-t-elle dit, s'est au départ heurté à beaucoup de réticences, avant de finir en réussite.
Jean-Claude Saint-André a également répondu à M. Legendre, affirmant que s'il y avait des perturbations à la suite d'un référendum, elles viendraient d'Ottawa.
Boisclair prudent
De son côté, André Boisclair est resté très prudent, campant sur les positions qu'il a affichées tout au long de la campagne.
Il a notamment soutenu qu'il était à ses yeux important de décentraliser le système de santé et d'établir une meilleure communication entre les intervenants.
Au terme de la soirée, il a particulièrement insisté sur l'unité du parti.
Le jeu des alliances se poursuit
Juste avant le débat, Ghislain Lebel a fait savoir qu'il accorderait son appui à André Boisclair lors du second tour. La veille, Pierre Dubuc à de son côté déclaré qu'il se rallierait à Pauline Marois lors du second tour.
Pour l'instant, Richard Legendre, que les sondages donnent troisième, ne s'est officiellement rallié à aucun candidat, mais il a cessé ses attaques à l'endroit du favori, André Boisclair.
En outre, plusieurs s'attendent à voir les candidats Jean Ouimet et Gilbert Paquette donner leur appui à Pauline Marois au second tour, voire au premier tour.
Les membres pourront voter par téléphone à partir de dimanche jusqu'à mardi, 17 h.
Ouimet admet avoir fumé de la marijuana
Plus tôt dans la journée, Jean Ouimet, qui a vivement dénoncé la consommation de cocaïne d'André Boisclair, a admis avoir fumé de la marijuana dans le passé, alors qu'il était chef du Parti vert.
Il a toutefois tenu à préciser que la cocaïne est une drogue dure, dont l'approvisionnement passe nécessairement par le crime organisé, tandis que la marijuana peut être cultivée à domicile. Lors de son allocution en ouverture du débat, il a insisté sur l'importance de tenir un débat public sur les drogues douces.