
Rencontre de Kelowna

Les délégués autochtones lors d'une réunion à Charlottetown (archives)
À trois semaines de la rencontre des chefs autochtones du pays, du fédéral et des premiers ministres provinciaux, la dissension se dessine au sein de l'Assemblée des premières nations.
Incapables de dégager une position commune avec leurs homologues, les chefs du Québec-Labrador ont annoncé, mercredi, qu'ils ne se présenteront pas à la rencontre tenue à Kelowna, en Colombie-Britannique, le 24 novembre.
Certains chefs des Prairies remettent aussi en question leur participation à l'événement.

Ghislain Picard, représentant des nations du Québec-Labrador à l'Assemblée des premières nations (archives)
Pour le représentant du Québec-Labrador, Ghislain Picard, le gouvernement fédéral doit d'abord reconnaître les Autochtones comme des nations égales avant d'engager les provinces dans les pourparlers.
Quant aux représentants des peuples autochtones des Prairies, ils envisagent de prendre leurs distances de l'Assemblée des premières nations.
Ils estiment qu'elle ne donne pas suffisamment d'importance aux traités historiques qui ont été signés par le passé entre les peuples de l'Ouest du pays et la Couronne.
Au cours de cette rencontre historique à Kelowna, les gouvernements fédéral et provinciaux discuteront avec leurs homologues autochtones, pour la première fois en 10 ans, d'une série de sujets comme l'éducation, la santé, le développement économique et le logement.
Ottawa pourrait annoncer de 3 milliards à 4 milliards de dollars sur 5 ans.
Assemblée des premières nations
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