Groupe sur la santé : Québec était une « distraction », selon Brad Wall

Il n'est pas étonnant que le Québec se soit retiré d'un groupe de travail intergouvernemental sur la santé, selon le premier ministre de la Saskatchewan.

Le premier ministre saskatchewanais Brad Wall Le premier ministre saskatchewanais Brad Wall

Brad Wall, qui copréside le groupe, a écrit dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne que le Québec était davantage une « distraction » qu'un partenaire « constructif » autour de la table des provinces et territoires.

La veille, lors de l'étude des crédits à l'Assemblée nationale, le gouvernement Marois confirmait s'être retiré du groupe de travail mis sur pied par le Conseil de la fédération.

Dans une lettre datée du 11 janvier signée conjointement par le ministre des Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, et son collègue de la Santé, Réjean Hébert, le gouvernement affirmait qu'il se concentrerait désormais sur « ses propres priorités » en matière de santé.

Le groupe de travail a été mis sur pied par le Conseil de la fédération en janvier 2012 afin de trouver des moyens de mieux faire face aux défis en matière de soins de santé.

Le premier ministre Wall a soutenu mardi que le groupe avait réalisé des progrès significatifs sans l'aide du Québec, et que cette situation était donc appelée à se poursuivre.

Le mois dernier, Brad Wall a annoncé que les provinces achèteraient au prix coûtant six médicaments génériques afin de réaliser des économies, mais le Québec n'a pas suivi.

Le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier. Le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier.

Le ministre Cloutier a pour sa part répété, mardi, que les travaux de ce comité ne correspondaient pas aux priorités du gouvernement du Québec.

« La santé est une compétence du gouvernement du Québec. On est prêts à collaborer, à échanger de l'information, mais on ne souhaite certainement pas ajouter des dédoublements aux activités qui sont déjà faites par une présence accrue du gouvernement fédéral. C'est un groupe de travail qui a déterminé des priorités qui n'étaient pas celles du gouvernement du Québec », a-t-il dit en entrevue.

Quant à la réaction de M. Wall, M. Cloutier a dit ne pas s'en offusquer.

« La réaction de M. Wall lui appartient. L'important pour nous est de défendre les intérêts des Québécois. [...] On agit toujours de bonne foi, en grande collaboration, et on va continuer de le faire pour la suite des choses. C'est vraiment une question de priorités, ça n'a rien à voir avec les relations au comité, qui étaient très bonnes par ailleurs », a conclu le ministre péquiste.

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook