L'armée canadienne envisage plus de formation en simulateur

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Les futurs pilotes de l'armée de l'air canadienne pourraient bientôt passer autant de temps dans un simulateur que dans un véritable cockpit en vertu d'un nouveau programme de formation, selon des documents internes obtenus par La Presse Canadienne.

Cette idée est l'une des nombreuses options examinées par les forces aériennes au moment où les planificateurs militaires envisagent de remplacer la flotte d'avions CF-18, possiblement d'ici la fin de la décennie.

Des responsables de l'Aviation royale canadienne ont effectué plusieurs consultations avec l'industrie de la défense, l'an dernier, à propos des besoins en matière d'avions d'entraînement et de « systèmes terrestres », précisent plusieurs notes d'information préparées pour de hauts responsables militaires et d'importants décideurs civils.

Le programme de formation actuel est adapté aux CF-18 et devra être révisé, et ce, que le gouvernement de Stephen Harper décide ou non d'aller de l'avant avec l'achat controversé des chasseurs furtifs F-35.

Les documents, obtenus par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, montrent que l'évaluation du programme à été ordonnée par l'actuel commandant des forces aériennes, le lieutenant-général Yvan Blondin, alors qu'il était encore commandant adjoint.

Le réalisme de la dernière génération de simulateurs de vol a permis aux planificateurs militaires de croire que davantage de temps pouvait être passé à l'extérieur du cockpit, indique une autre note d'information datant de la fin de 2011.

« Nous nous dirigeons probablement vers un programme de formation qui se déroulera à 50 % en simulateur et à 50 % dans de vrais appareils, ce qui est très différent de ce que nous avons maintenant », avait déclaré le lieutenant-général Blondin l'automne dernier en entrevue avec La Presse Canadienne.

Les pilotes canadiens passent actuellement 20 % de leur entraînement dans un simulateur et 80 % en vol.

D'après Yvan Blondin, une plus grande utilisation des simulateurs permettrait à l'armée de l'air de réduire non seulement ses coûts d'exploitation, mais aussi ses émissions de gaz à effet de serre.