Femme battue en Nouvelle-Écosse: la GRC se défend

Nicole Ryan Nicole Ryan  Photo :  PC/Andrew Vaughan

La GRC s'est défendue de ne pas avoir répondu adéquatement aux appels à l'aide d'une femme de la Nouvelle-Écosse, qui a tenté d'engager un tueur à gages dans le but d'éliminer son mari qui, disait-elle, la battait.

La cause de Nicole Ryan, arrêtée en 2008 pour avoir fait une offre à un agent double qu'elle croyait être un assassin professionnel, a fait grand bruit, il y a deux semaines, lorsque la Cour suprême du Canada a déclaré un arrêt des procédures contre la mère de famille.

Dans un avis émis le 18 janvier, les juges du plus haut tribunal au pays ont questionné la conduite de la GRC, affirmant qu'il était troublant que la police fédérale ait monté une opération visant à piéger madame Ryan plutôt que de réagir à la menace que représentait son conjoint.

La police fédérale aura mis une semaine avant de réagir. Dans un communiqué émis vendredi, le commandant de la GRC en Nouvelle-Écosse, Alphonse MacNeil, soutient qu'une vérification interne a confirmé que ses agents avaient toujours agi de manière « appropriée et professionnelle ».

Selon lui, il est faux de dire que Mme Ryan a contacté les autorités à plusieurs reprises pour dire qu'elle était victime de violence conjugale.

« L'étude effectuée confirme que les nombreux incidents violents dont on a parlé publiquement n'ont pas été signalés à la GRC, écrit-il. On rapporte faussement que tous les signalements à la police étaient en lien avec des incidents de violence familiale. Ce n'est pas le cas. »

Madame Ryan avait été acquittée de complot pour meurtre en 2010, mais des appels successifs ont amené la Cour suprême à se pencher sur son cas. Le tribunal a finalement jugé qu'il serait injuste de la soumettre à un nouveau procès.

Son ex-conjoint, Michael Ryan, a déclaré peu de temps après la décision de la Cour que les allégations soulevées à son endroit étaient fausses, mais qu'il n'avait jamais eu l'opportunité de se défendre en cour.

Une accusation de menaces a été déposée contre lui en novembre 2007, mais elle a été retirée plus tard par le ministère public.

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