Theresa Spence reçoit la visite d'une cinquantaine de membres des Premières Nations

La chef autochtone Theresa Spence poursuit sa grève de la faim.

Une cinquantaine de membres des Premières Nations de l'est du pays ont rendu visite à la chef d'Attawapiskat, Theresa Spence, au campement qu'elle a érigé sur l'île Victoria à Ottawa.

La chef crie en est à sa 22e journée de grève de la faim dans l'espoir que le premier ministre Stephen Harper accepte de la rencontrer. Les visiteurs ont fait près de 12 heures de route pour venir l'appuyer. Depuis le début de sa grève de la faim, Theresa Spence est devenue un symbole du mouvement de contestation autochtone.

Depuis le 12 décembre, Theresa Spence ne mange plus pour protester contre le projet de loi C-45. Il redéfinit la protection des eaux navigables, qui ne s'applique plus qu'à 97 lacs et 62 rivières. La loi modifie aussi le mode de consultation des communautés lorsque des terres de réserves sont vendues ou louées.

Le projet de loi a entraîné un vent de manifestations pacifiques chez les Premières Nations du pays qui se sont unies dans le mouvement Idle No More.

La grève de la faim comme moyen de pression est-elle efficace?

Theresa Spence  est déterminée à tenir jusqu'au bout. En cela, elle suit l'exemple d'autres grévistes qui sont parvenus à leurs fins.

Comme l'ancien militaire Pascal Lacoste, en 2011, qui a fait plier Ottawa après quatre jours sans manger ni boire. Il avait obtenu une enquête sur la contamination d'anciens combattants à l'uranium appauvri.

En 2007, après 84 jours de grève de la faim, Mohammed Mahjoub obtient sa libération d'une prison de Kingston. Ottawa le soupçonnait de terrorisme sans qu'aucune accusation n'ait jamais été portée.

En 2001, la chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, dirige le Sierra Club du Canada. Elle entame une grève de la faim durant 17 jours. Elle obtient du gouvernement qu'il agisse dans le dossier des étangs bitumineux pollués à Sydney, en Nouvelle-Écosse.

Enfin, en 1986, le sénateur libéral Jacques Hébert entame une grève de la faim de 21 jours pour empêcher la disparition du programme Katimavik.
Quelques grèves de la faim au Canada