Foule
La Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue ont attiré davantage de nouveaux habitants en 2011 qu'elles n'en ont perdu, tandis qu'à Montréal l'exode se poursuit.
Selon l'Institut de la statistique du Québec, pour la première fois depuis plusieurs années, la Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue affichent des soldes migratoires positifs. Une tendance qui a aussi été observée pour une deuxième année consécutive dans la région de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
Bien que dans d'autres régions éloignées des grands centres, comme le Bas-Saint-Laurent et le Nord-du-Québec, les bilans migratoires demeurent toujours négatifs, la situation semble s'améliorer, note l'institut de la statistique.
L'exode se poursuit à Montréal
Mais la grande perdante en ce qui concerne les échanges migratoires en 2011 a été de loin l'île de Montréal, qui affiche une perte nette de plus de 22 000 personnes entre 2010 et 2011, principalement au profit des banlieues de la Rive-Nord et de la Rive-Sud.
Les banlieues en profitent
En effet, les régions administratives de Laval, de Lanaudière et des Laurentides ont terminé l'année 2011 avec un solde cumulé de plus de 10 200 personnes qui se sont établies dans ces régions. La Montérégie a quant à elle accueilli 6260 habitants de plus.
Dans les autres régions de la province, les bilans migratoires sont demeurés positifs, notamment dans le Centre-du-Québec, la Capitale-Nationale et l'Outaouais, qui ont enregistré des gains migratoires notables l'an dernier.
Ces données sur les migrations interrégionales proviennent de l'étude, par l'Institut de la statistique du Québec, des déplacements de plus de 208 600 personnes qui ont changé de région au cours de la dernière année.
Consultez le tableau ci-dessous pour obtenir les soldes migratoires de chaque région du Québec.
