(archives)
Les gens qui ont perdu leur emploi au pays devront être patients avant de recevoir leur premier chèque d'assurance-emploi.
L'attente pour le traitement des demandes, qui était d'environ deux semaines auparavant, peut aujourd'hui atteindre 45 jours. C'est environ un mois de plus que les délais habituels.
À Services Canada, on explique que les services de traitement sont actuellement débordés en raison d'une augmentation sensible du nombre de demandes. Services Canada a même dû embaucher 400 fonctionnaires de plus dans tout le Canada pour traiter ce flot de demandes.
Des postes à temps partiel ont aussi été convertis en postes à temps plein.
Mais pendant ce temps, c'est la patience de milliers de travailleurs licenciés, en attente d'un premier chèque, qui fait les frais du manque de personnel à Services Canada.
« Ça fait au-delà de six semaines qu'à chaque fois que j'appelle au numéro qu'ils m'ont donné à Services Canada on me dit qu'en ce moment toutes les lignes sont occupées, de rappeler plus tard », déplore Aurélie Marcil, qui s'est retrouvée sans emploi en raison d'un manque de travail.
« Peu importe les journées ou les moments où j'essaie, c'est toujours le même message. Je n'arrive à contacter personne », explique la jeune femme.
Incapables de parler à qui que ce soit pour faire avancer leur dossier, beaucoup de travailleurs se rendent directement dans les bureaux d'emploi et ultimement dans les bureaux de leur député fédéral pour porter plainte.
Le nombre de plaintes aurait d'ailleurs augmenté de façon notable ces dernières semaines auprès des députés fédéraux du pays, selon notre reporter Claude Fortin.